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Ottawa-Gatineau Bilinguisme

L'aéroport d'Ottawa fait piètre figure

Mise à jour le mardi 26 mai 2009 à 16 h 17

Aeroport d'Ottawa

Le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, qualifie de lamentable la situation du bilinguisme dans les grands aéroports du pays, dont l'aéroport international Macdonal-Cartier d'Ottawa. Dans son rapport annuel 2008-2009 présenté mardi, M. Fraser montre notamment du doigt Air Canada et ses employés.

À l'aéroport d'Ottawa, le transporteur obtient une note de 4,7 % en ce qui a trait à l'offre active de services dans les deux langues officielles. Il récolte pourtant une note de 90,8 % en ce qui a trait à la disponibilité des services dans les deux langues, lorsqu'un voyageur en fait la demande.

Graham Fraser reproche au transporteur aérien de ne pas avoir à coeur la dualité linguistique dans la capitale du pays. « C'est assez lamentable, de toute évidence, la question d'offre active ne fait pas partie de la culture de services dans les aéroports, sauf à Montréal. Et même là, il y a un écart entre la capacité linguistique et l'offre active », soutient M. Fraser.

Le commissariat aux langues officielles accorde une note globale de 55,6 % à l'aéroport d'Ottawa en ce qui a trait au bilinguisme. L'établissement arrive loin derrière l'aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal, qui obtient 87,2 %.

Le commissaire recommande au gouvernement Harper d'adopter une nouvelle loi pour combler le vide juridique actuel pour forcer les transporteurs à respecter la loi sur les langues officielles.

Fonction publique

Par ailleurs, selon le rapport du commissaire, 70 % des fonctionnaires fédéraux francophones en milieu minoritaire se disent satisfaits de l'utilisation de leur langue en milieu de travail.

Le taux de satisfaction atteint les trois quarts chez les fonctionnaires anglophones qui travaillent au Québec. Toutefois, les taux varient beaucoup d'une région à l'autre. « Dans la capitale nationale, dans les régions bilingues, on voit différents taux de satisfaction. Certaines institutions, c'est un taux de satisfaction assez bas : NAV Canada, c'est un taux de 44 %. Donc, ça varie d'une institution à l'autre », précise M. Fraser.

Le commissaire estime par ailleurs que la participation des gestionnaires de la fonction publique est nécessaire pour régler les problèmes qui subsistent dans l'offre de services bilingues.

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