Feu vert de l'ONU; feu rouge d'Ottawa

Abousfian Abdelrazik Abousfian Abdelrazik   © PC/Graham Hughes

Le responsable de l'équipe de surveillance des activités d'Al-Qaïda à l'ONU, Richard Barrett, affirme que le Canada peut autoriser le citoyen canadien Abousfian Abdelrazik à rentrer au pays même si son nom figure sur une liste d'interdiction de vol des Nations unies.

L'ONU affirme qu'Abousfian Abdelrazik peut rentrer au Canada même si son nom figure sur sa liste d'interdiction de vol, mais le gouvernement Harper refuse toujours de prêter main-forte à ce citoyen canadien coincé au Soudan.

Malgré cette affirmation de M. Barrett, le gouvernement Harper refuse toujours d'aider M. Abdelrazik à revenir au pays. Le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, explique que lorsque M. Abdelrazik aura fait retirer son nom de la liste de l'ONU, le Canada pourra alors intervenir pour l'aider à rentrer au pays.

De son côté, M. Barrett souligne que M. Abdelrazik est un citoyen canadien et que le Canada peut donc autoriser son retour. La décision, dit-il, revient au gouvernement du Canada.

Il précise toutefois que les avoirs financiers des personnes sur la liste étant gelés, le gouvernement canadien pourrait difficilement envoyer à M. Abdelrazik de l'argent pour un billet d'avion, mais il reconnaît que d'autres possibilités existent.

L'avocat de M. Abdelrazik, Yavar Hameed, indique quant à lui que le gouvernement Harper pourrait, par exemple, utiliser un avion militaire pour aider son client à rentrer au Canada.

D'autres pays ont permis à leurs citoyens qui se trouvaient sur la liste de l'ONU de rentrer chez eux.

Abousfian Abdelrazik a été emprisonné en 2003 lors d'un voyage au Soudan. Il a été libéré en 2006, mais l'ONU l'a aussitôt inscrit sur une liste d'interdiction de vol pour de présumés liens avec le groupe terroriste Al-Qaïda, et ce, même si la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et le Service canadien du renseignement affirment n'avoir rien à lui reprocher.