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Ottawa-Gatineau Don de rein

Des dédommagements réclamés

Mise à jour le lundi 20 avril 2009 à 15 h 04

Don d'organes

Don d'organes

Les Québécois qui acceptent de donner un rein de leur vivant devraient recevoir une compensation financière, selon le président du comité du don d'organes de la Fondation canadienne du rein, Dr Michel Pâquet. Selon lui, il est injuste que les donneurs aient à subir des pertes financières lorsqu'ils font preuve d'une telle générosité.

Chaque année au Québec, une cinquantaine de personnes vivantes donnent un de leurs reins à un proche. Pour eux, cela engendre des dépenses en déplacement et en logement, ainsi que des pertes salariales, mais ils ne reçoivent aucune compensation. Cette situation est inéquitable, selon Michel Pâquet, qui est aussi néphrologue à l'hôpital Notre-Dame à Montréal.

« Le programme de remboursement des dépenses, c'est de corriger une injustice, une injustice très grande, pour minimiser la perte financière pour ceux qui sont assez généreux de donner un rein », soutient-il.

Le Dr Pâquet propose au ministère de la Santé d'imiter ce qui se fait en Ontario et en Colombie-Britannique, c'est-à-dire d'offrir une compensation pouvant atteindre 5500 $ par donneur pour ses dépenses. Cela représenterait une dépense d'environ 250 000 $ par année au gouvernement du Québec, ce qui est bien peu pour encourager les gens à faire don d'un organe et ainsi sauver des vies, selon le Dr Pâquet.

Actuellement, 860 personnes sont en attente d'un rein au Québec. De ce nombre, une quinzaine mourront cette année, faute de donneurs.

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