Les citoyens réclament plus de transparence

Un panneau de contrôle de la centrale nucléraire de Chalk River en Ontario Un panneau de contrôle de la centrale nucléraire de Chalk River en Ontario   © PC/Fred Chartrand

Énergie atomique du Canada et la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) s'engagent à mieux informer les citoyens si de nouveaux incidents nucléaires ont lieu à Chalk River.

Énergie atomique du Canada et la Commission canadienne de sûreté nucléaire reconnaissent qu'elles devraient mieux informer les citoyens lorsque des incidents se produisent à Chalk River.

Les deux organismes ont reconnu qu'ils ont mal réagi, en décembre dernier, lorsque deux fuites de matières radioactives se sont produites à Chalk River. Il aura fallu attendre à jeudi dernier, soit un mois et demi après l'incident, pour apprendre que les fuites étaient mineures et qu'elles n'ont eu aucun impact sur la rivière des Outaouais.

Énergie atomique du Canada s'est donc fait sermonner pour avoir tenu la population dans l'ignorance. Quant aux employés de la CCSN, ils ont subi des reproches eux aussi, car tout comme les représentants d'Énergie atomique du Canada, ils n'ont pu être en mesure de rassurer le public.

« Ce qui nous a pris par surprise, c'est le niveau de l'intérêt public qui a continué à augmenter avec le temps », explique la directrice de la protection de l'environnement à la CCSN, Patsy Thomson.

Énergie atomique du Canada a promis de mieux réagir désormais et d'être plus transparente lorsque se produiront des défaillances du réacteur de Chalk River. Elle avait fait la même promesse après la fermeture, en 2007, du réacteur nucléaire pour des raisons de sécurité.