![]() Ottawa-Gatineau Déversements radioactifs En attendant les informationsMise à jour le mardi 3 février 2009 à 10 h 58
Il faudra attendre encore deux semaines avant de connaître la nature exacte des déversements radioactifs survenus en décembre dernier, dans la rivière des Outaouais, en provenance de la centrale nucléaire de Chalk River. Énergie atomique du Canada doit s'expliquer sur ses fuites le 19 février prochain devant la Commission canadienne de sûreté nucléaire. Entretemps, politiciens et groupes de pression réclament plus de transparence de la part du gouvernement quant à l'avenir des installations nucléaires de Chalk River. Depuis trois jours, l'opposition aux Communes réclame des détails sur les déversements radioactifs provenant du vieux réacteur de Chalk River. Ils veulent savoir quelle quantité d'eau radioactive s'en est échappée et quel était son degré de contamination. La ministre des Ressources naturelles, Lisa Raitt, répète qu'elle attend un rapport sur la question. Le fait d'avoir si peu d'informations sur une question de santé publique indispose le député d'Ottawa-Sud, David Mcguinty, qui est critique libéral en environnement. « Quel niveau de Tritium a été déposé? On sait que c'était 7000 litres d'eau par jour. [...] On veut savoir où est-ce qu'on s'en va avec cette situation immédiate et grave dans la rivière des Outaouais », déplore-t-il. Si l'information sur Chalk River coule au compte-goutte, c'est peut-être lié à la volonté du gouvernement Harper de privatiser, en tout en partie, Énergie atomique du Canada, selon Michel Fugère, du Rassemblement pour la surveillance du nucléaire. « C'est une des causes pour laquelle on veut probablement s'assurer qu'on garde une belle image de l'entreprise. Là, actuellement, sous sa forme présente, le bijou de la Couronne n'est pas bien, bien joli », estime-t-il. Console Audio-vidéo
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