La Ville de Gatineau tentera bientôt de connaître le nombre de terrains contaminés qui sont situés sur son territoire. Des documents montrent qu'il y en a plus d'une vingtaine, mais la municipalité sait déjà que ce nombre est nettement sous-évalué.
La Ville tentera de brosser un portrait précis des terrains contaminés situés sur son territoire et des coûts de décontamination.
Une étude qui commencera en 2009 permettra de brosser un portrait précis de la situation ainsi que de déterminer les coûts de décontamination, qui s'annoncent très élevés.
Des documents obtenus en vertu de la Loi sur l'accès à l'information montrent qu'une vingtaine de terrains situés un peu partout sur le territoire de Gatineau sont contaminés. On y retrouve notamment d'anciennes stations-services, mais aussi des terrains industriels plus gravement souillés, comme celui de la rue Erco, dans le secteur Buckingham, où l'on retrouve de l'arsenic et du baryum.
Il y aurait toutefois beaucoup plus de terrains contaminés à Gatineau. Ceux situés derrière la Fonderie, dans le secteur Hull, par exemple, sont fortement contaminés, mais ils ne figurent pas sur la liste, pour une raison inconnue.
La Ville cherchera donc à savoir combien d'autres terrains sont contaminés. Une vaste étude sera lancée pour les répertorier, pour identifier la nature des contaminants et pour évaluer les coûts de nettoyage. Pour l'instant, ces coûts sont difficiles à évaluer, selon le président de la commission sur l'environnement, Patrice Martin.
« Si on veut mettre du résidentiel, il faut que ce soit décontaminé à un niveau beaucoup plus élevé, beaucoup plus sécuritaire que si on veut mettre du commercial, de l'industriel. Il y a différents niveaux de décontamination, puis ça fait partie de l'étude », explique M. Martin.