Une hausse de taxes de près de 3%

Ville de Gatineau

Les Gatinois paieront 2,9 % de plus en taxes l'an prochain. Dans son budget 2009, adopté mardi soir à onze contre sept, la Ville de Gatineau prévoit dépenser 425 millions de dollars, une hausse de 5 % par rapport à 2008.

Dans un budget qui n'a pas été adopté à l'unanimité, la Ville augmente l'impôt foncier de 2,2 % et le schéma de couverture de risque en incendie de 0,7 %.

Aucun service aux citoyens ne sera supprimé, ce qui n'a pas empêché sept conseillers de voter contre ce budget. C'est la première fois depuis son élection que le maire Marc Bureau n'arrive pas à faire adopté son budget à l'unanimité.

L'augmentation de 2,9 % se divise comme suit. L'impôt foncier est majoré de 2,2 % (en raison de la hausse du coût de la vie). À cela s'ajoute une augmentation de 0,7 % pour la mise en place du schéma de couverture de risque en incendie (construction de casernes, embauche de pompiers, achat d'équipement).

Pour une maison médiane de 176 000 $, l'augmentation sera de 58 $ sur le compte de taxe.

Par ailleurs, le tarif imposé à chaque résidence pour la gestion des matières résiduelles, qui avait connu un bond spectaculaire l'an dernier, est maintenu à 159, 77 $.

De la dissidence

Le conseiller municipal Pierre Philion a été le premier à donner l'assaut contre le budget municipal de l'an prochain, en raison, selon lui, de son manque de vision.« Il n'y a aucune marge de manoeuvre. Vous voyez souvent des coûts supplémentaires:on allait chercher dans nos surplus. On n'en a plus là. C'est fini », déplore-t-il.

Ce que les Gatinois ne paient pas aujourd'hui, soutient Pierre Philion, ils devront le payer plus tard. Six autres conseillers partagent son point de vue.

Alors que les élections municipales approchent, il s'agit d'un revers important pour le maire Bureau, qui n'a pas réussi à faire l'unanimité autour du budget. « Il y a certains conseillers qui semblent vouloir augmenter les taxes davantage que le 2,9 %, puis ça me surprend beaucoup. Puis comme maire, je pense que les citoyens ont vécu dans la dernière année des choses pas faciles, puis il fallait tenir compte de ça », explique-t-il.

Tout comme son collègue Pierre Philion, le conseiller Denis Tassé a aussi signifié son opposition au budget. Il préside depuis trois ans un comité du plan financier à long terme, qui n'a toujours pas vu le jour. « Ce que je veux éviter, c'est qu'on repousse en avant des problèmes puis qu'on les laisse aux autres conseils futurs », soutient M. Tassé.

Les prochaines élections municipales auront lieu à l'automne 2009.