Malheur au Foyer du Bonheur

Le Foyer du Bonheur Le Foyer du Bonheur

La qualité de vie des résidents du Foyer du Bonheur à Gatineau laisse grandement à désirer et la direction de l'hôpital doit agir rapidement pour corriger la situation. C'est ce qu'a conclu, cet été, le ministère québécois de la Santé, après une visite d'évaluation surprise au centre pour personnes âgées.

Après avoir passé deux jours à la résidence pour personnes âgées, l'équipe d'évaluation du ministère de la Santé accorde la pire note possible à l'établissement pour sa qualité de vie.

Après avoir passé deux jours au Foyer du Bonheur en juin dernier, l'équipe d'évaluation du ministère a accordé la pire note possible à l'établissement pour sa qualité de vie. Selon le rapport, le personnel manque d'encadrement. Il souligne aussi que les résidents passent la journée dans leur chambre, qu'ils ont peur de porter plainte et que les repas leur sont servis à la sauvette, dans des cabarets, comme à l'hôpital.

Nicole Forget, directrice du soutien à l'autonomie au Centre de santé et de services sociaux de Gatineau (CSSSG), a reconnu les problèmes. « Ma première préoccupation a été de dire : “mon dieu, on a perdu notre mission, on s'est égaré dans notre mission de milieu de vie” », soutient-elle.

À la suite de cette évaluation, Mme Forget a immédiatement embauché un responsable pour corriger la situation. Désormais, le personnel vouvoie les résidents et, bientôt, il y aura des superviseurs en tout temps au Foyer du Bonheur.

« On a des postes qui s'en viennent de coordonnateurs de soirée et de nuit et de fin de semaine, justement pour aller coacher les employés sur les unités de vie [...] pour s'assurer que les choses se font selon les règles de l'art », souligne-t-elle.

Ce rapport accablant s'ajoute à une série de problèmes qu'a connus le Foyer du Bonheur depuis un an. Le centre d'hébergement a connu trois épidémies de gale et a fait face à la suspension d'un employé qui avait dénoncé la pauvreté des soins ainsi qu'au congédiement d'une infirmière qui avait brutalisé une résidente.