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Santé mentale
La pénurie s'aggrave
Mise à jour le mercredi 19 novembre 2008, 9 h 32 .


Centre hospitalier Pierre-Janet
L'accès aux soins de santé mentale s'est dégradé depuis le début de l'année en Outaouais. Le départ récent de cinq psychiatres, qui relèvent du centre hospitalier Pierre-Janet, a entraîné une diminution des soins destinés aux personnes souffrant de problèmes de santé mentale. Cette clientèle se retrouve maintenant aux urgences.

Les cinq psychiatres qui ont cessé de pratiquer dans la région depuis un an, pour des raisons diverses, travaillaient à temps partiel. Leur départ équivaut à la perte de deux psychiatres à temps plein. Ces départs ont aggravé la pénurie déjà importante qui touche cette spécialité médicale dans la région.

Puisque les psychiatres sont moins nombreux et que les omnipraticiens sont en nombre insuffisant pour les aider, les hôpitaux de Hull et de Gatineau ont réduit le nombre de lits destinés à la psychiatrie. De plus, puisqu'il y a moins de place pour être hospitalisé, les patients aux prises avec des problèmes de santé mentale séjournent plus longtemps à l'urgence.

« [Pour la période qui se terminait le 13 septembre], on avait une moyenne de plus de deux patients par jour qui étaient plus de 48 heures à l'urgence. On n'avait pas vécu ça depuis un bon bout de temps », soutient Sylvain Dubé, directeur des communications au Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Gatineau

Les autorités de la santé s'entendent pour dire qu'il sera impossible pendant longtemps de recruter suffisamment de psychiatres pour s'occuper adéquatement de la clientèle de l'Outaouais.