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Depuis novembre, les éducateurs et les gestionnaires des centres de la petite enfance (CPE) doivent se conformer aux contrats imposés par le ministère québécois de la Famille. Ces contrats suscitent le mécontentement des éducatrices et des gestionnaires de garderies subventionnées. Certains menacent même de fermer leur établissement ou de refuser de nouveaux enfants.
Depuis novembre, les éducateurs et les gestionnaires des centres de la petite enfance doivent se conformer aux contrats du ministère québécois de la Famille, ce qui crée beaucoup d'insatisfaction.
Les nouvelles ententes de services des CPE du Québec définissent l'offre de service, les heures d'ouverture, les vacances et le remplacement des enfants absents. Les responsables des services de garde en milieu familial considèrent que le gouvernement s'ingère dans leurs affaires, même s'ils sont considérés comme des travailleurs autonomes.
Michèle Létourneau est responsable d'une garderie en milieu familial dans le secteur Hull. « Moi, on me dit que je suis travailleur autonome. Ça fait 20 ans qu'on me dit ça, ça fait 20 ans que j'ai les désavantages et les inconvénients que ça implique. J'aimerais ça gérer ma petite entreprise en tant que travailleur autonome », déplore-t-elle.
Le nouveau contrat entre les services de garde et les parents suscitent également le mécontentement dans les centres de la petite enfance en installation. Le gouvernement veut obliger les CPE à remplacer les enfants absents plusieurs semaines, entre autres pendant les vacances. Il leur impose également des heures d'ouverture de 7 h à 18 h.
Harold Gasseau, président de l'Association des CPE de l'Outaouais, craint que les besoins des parents supplantent ceux des enfants. « Est-ce qu'on peut demander à un enfant de rester 11 heures à la même place, alors que les adultes, après 7 ou 8 heures, on leur dit: “ Allez-vous-en chez vous, vous avez assez travaillé ”. Mais là, on est en train d'obliger ça à des enfants », soutient-il.
Les nouveaux contrats devront tous être signés d'ici le 31 août 2009, sinon les types de service de garde ne recevront plus leurs subventions gouvernementales.