
 | L'hôpital de Hull (archives)
| Les dirigeants de l'hôpital de Hull subissent les foudres du président de l'Association d'orthopédie du Québec, le Dr Jacques Desnoyers. L'hôpital a annoncé, mercredi, un bris de service de 48 heures pour les urgences en orthopédie, faute de médecin.
Ainsi, depuis jeudi 8h et jusqu'à samedi 8h, tous les patients qui requerront des soins orthopédiques urgents - comme les polytraumatisés - seront transférés vers les hôpitaux d'Ottawa ou de Montréal.
Selon Sylvain Dubé, directeur des communications au Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Gatineau, aucun transfert n'avait toutefois encore été requis jeudi à 15 h.
Jusqu'à maintenant, quatre orthopédistes pratiquaient à l'hôpital de Hull. L'un d'eux s'est absenté pour des raisons médicales et pourrait ne jamais revenir au travail. Un deuxième orthopédiste, âgé de 67 ans, ne fait plus de garde à l'urgence. Un troisième assiste actuellement à un congrès. Le seul disponible pour la garde pour le moment - mais qui ne pouvait assurer le service de jeudi à samedi - est âgé de 60 ans et a annoncé qu'il prendra prochainement sa retraite.
Le Dr Desnoyers juge la situation dangereuse. Selon lui, l'hôpital de Hull n'a pas pris les moyens pour se sortir de la situation pendant qu'il était temps de le faire, au moment de la fusion des deux hôpitaux de Gatineau.
| « | L'hôpital a quand même son mea culpa à faire. Ça fait des années qu'il y a des problèmes d'équipement en orthopédie, ça fait des années que les orthopédistes qui sont en place, puis qui réussissent à tenir le fort, demandent de l'équipement pour opérer. Ça fait des années qu'on ne leur donne pas. - Dr Jacques Desnoyers | » |
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Il ajoute que l'établissement doit aussi composer depuis des années avec des problèmes d'équipement en radiologie pour avoir des images en salle d'opération. « On n'attire pas des mouches avec du vinaigre », soutient-il.
Selon le Dr Desnoyers, un médecin belge, qui a déjà pratiqué dans la province, envisagerait de venir pratiquer à Gatineau.
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