Le règlement sur l'affichage bilingue pour les nouveaux commerces, adopté lundi soir par le canton de Russell, dans l'Est ontarien, fait déjà vivement réagir. Le militant Howard Galganov a remis une mise en demeure à la municipalité, soutenant que les droits des anglophones étaient bafoués avec ce nouveau règlement
Le militant Howard Galganov remet une mise en demeure à la municipalité de Russell, soutenant que l'adoption du nouveau règlement sur l'affichage commercial bafoue les droits des anglophones.
Le militant, bien connu au Québec pour avoir défendu les droits des anglophones, affirme que les commerçants devraient pouvoir afficher dans la langue de leur choix. Howard Galganov se dit prêt à défendre sa position jusqu'en Cour suprême du Canada.
Malgré cette protestation, le maire du canton de Russell, Ken Hill, compte maintenir le règlement sur l'affichage bilingue. « Je n'ai aucun doute que la loi est légale. On a un mandat comme municipalité pour passer des règlements, puis on a fait notre job ce soir [lundi], on a passé un règlement qui va promouvoir les deux langues officielles. Il n'y a rien de mal avec ça », soutient M. Hill.
Howard Galganov (archives)
L'avocat Ronald Caza, spécialisé dans les causes de bilinguisme, lui donne raison. « Il n'y a rien dans la Constitution qui empêche qu'un tel règlement soit fait. En effet, il y a des clauses dans la charte et de la Constitution qui encouragent des ordres de gouvernement de prendre de telles mesures », soutient-il.
Un document devrait être déposé mardi pour contester la légitimité du nouveau règlement de Russell. Déjà, Howard Galganov récolte des fonds pour financer la bataille judiciaire qui s'engage. Il amasse notamment de l'argent sur le site Internet où il annonce sa candidature à titre de député conservateur indépendant aux prochaines élections fédérales.