Contre l'affichage bilingue

Howard Galganov Howard Galganov

Dans l'Est ontarien, le débat sur l'affichage bilingue prend une nouvelle tournure. Bien connu au Québec pour avoir défendu les droits des anglophones, le militant Howard Galganov entreprend un nouveau combat. Il dénonce un projet de règlement municipal sur l'affichage commercial bilingue dans le canton de Russell.

Bien connu au Québec pour avoir défendu les droits des anglophones, un militant entreprend un nouveau combat en dénonçant un projet de règlement sur l'affichage commercial bilingue à Russell.

Howard Galganov reprend le combat qu'il avait laissé lorsqu'il a quitté le Québec pour l'Ontario en octobre 2000. Toutefois, aujourd'hui, ses revendications ne concernent pas les arrondissements à prédominance anglophone de Montréal, mais bien le canton de Russell, une petite communauté de 12 000 résidents qui compte autant de francophones que d'anglophones.

Cependant, le débat reste sensiblement le même. C'est que le canton de Russell veut adopter un règlement obligeant les nouveaux commerces à afficher leurs services dans les deux langues. « Moi, je dis en tout temps que ce n'est pas une question de langue. Si vous voulez demeurer en français, vivre en français, ce n'est pas de nos affaires », soutient-il.

Des panneaux d'affichage à Russell

L'adoption un règlement sur l'affichage bilingue serait anticonstitutionnel, croit Howard Galganov.

Si le projet de règlement prend force de loi, M. Galganov appelle au boycottage des commerçants francophones de Russell. M. Galganov aura l'occasion de faire valoir ses arguments, et ce, même s'il n'est pas un résident du secteur, selon le directeur général de la municipalité, Pierre Tessier. « Ce qui est très important pour nous, c'est de savoir ce que nos citoyens pensent. Pas nécessairement ce que les gens de l'extérieur pensent, même si ça peut avoir un impact sur notre image », ajoute M. Tessier.

Howard Galganov, qui veut se présenter comme candidat indépendant lors des prochaines élections fédérales, se défend de profiter du débat pour se faire du capital politique. « Moi, je veux donner une vraie voix indépendante de tous les partis », soutient-il.

Si l'affichage bilingue devient réalité à Russell, tous les nouveaux commerces devront arborer des enseignes écrites en anglais et en français. La taille des lettres utilisée devra être égale dans les deux langues. Seule la raison sociale des commerces pourra être unilingue.