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 | Justice 7 Autochtones libérés |  |  |  |  | Mise à jour le jeudi 29 mai 2008, 11 h 34 . |  |

 | Robert Lovelace, à sa sortie du tribunal
| La Cour d'appel de l'Ontario a libéré les sept Autochtones qui avaient été incarcérés à la suite de plusieurs manifestations contre des sociétés minières en Ontario.
Six membres de la Première Nation de Kitchenuhmaykoosib Inninuwug, dans le Nord-Ouest, ont purgé deux mois de prison après avoir empêché Platinex de reprendre ses opérations de prospection sur leurs terres ancestrales.
Quant à l'ancien chef de la nation algonquine d'Ardoch, Robert Lovelace, il s'est retrouvé derrière les barreaux en février après avoir bloqué l'accès à un site d'exploration d'uranium près de Kingston.
Le tribunal a décidé de réduire les peines au temps que les accusés avaient déjà passé en prison. Les juges n'ont pas encore rendu publics les motifs de leur décision.
Platinex
La compagnie minière Platinex a choisi de ne pas contester l'appel des Autochtones. Son avocat, Neil Smitheman, espère que l'entreprise arrivera à travailler de concert avec la communauté de Kitchenuhmaykoosib Inninuwug, située sur la rive de Big Trout Lake.
 | Robert Lovelace, Première Nation algonquine d'Ardoch
| Robert Lovelace a reçu quant à lui un accueil triomphal à sa sortie de la cour, son premier moment de liberté depuis 100 jours. L'ancien chef des Algonquins d'Ardoch croit que la justice a finalement penché en sa faveur. Son incarcération n'a pas entamé sa détermination à se battre pour empêcher la minière Frontenac Venture de poursuivre la prospection d'uranium. Il a néanmoins souhaité que le gouvernement amorce des négociations qui permettront d'arriver à des ententes et éviter d'autres incarcérations.
Droit de refus
Pour l'avocat qui représente les Autochtones, Chris Reid, les Premières Nations devraient avoir le droit de dire non aux compagnies minières. Un tel droit est cependant loin d'être acquis.
Le gouvernement ontarien s'est récemment engagé à revoir la loi sur la prospection minière dans la province, pour faire plus de place aux Autochtones, mais le processus de révision pourrait prendre encore plusieurs années.
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