Imprimer cette page

Lundi 13 février 2012 20:12 HNE

Ottawa-Gatineau

Mise à jour le jeudi 22 mai 2008 à 16 h 43
Envoyer à un ami

Accommodements raisonnables

Un accueil partagé dans la région

Commission Bouchard-Taylor

Photo: Martin Labbé

Gérard Bouchard et Charles Taylor, pendant leur tournée du Québec (archives)

Le rapport de la commission Bouchard-Taylor sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles suscite de nombreuses réactions dans la région, comme partout au Québec.

Des représentants régionaux de l'organisme Présence musulmane accueillent positivement les recommandations rendues publiques jeudi. Ils estiment que le rapport de la commission, coprésidée par l'historien et sociologue Gérard Bouchard et le philosophe Charles Taylor, est complet. Selon eux, il ne jette pas de blâme sur les Franco-Québécois.

La commission suggère notamment au gouvernement du Québec de produire un livre blanc sur la laïcité, de promouvoir l'interculturalisme, de mieux intégrer ses immigrants et de les protéger plus efficacement contre toute forme de discrimination.

L'organisme Service intégration travail Outaouais (SITO), qui s'occupe de trouver du travail aux nouveaux arrivants, salue les recommandations sur l'intensification des efforts pour franciser et intégrer les immigrants. Son porte-parole, Robert Mayrand, craint cependant que les recommandations ne demeurent que des voeux pieux.

« Au Québec, on a l'habitude de faire des commissions, de déposer des rapports, et après ça, plusieurs années après, ça reste toujours lettre morte. Ça reste toujours un projet de loi et il n'y a à peu près rien qui se passe sur le terrain », déplore-t-il.

Déception

De son côté, l'organisme Impératif français en Outaouais juge décevantes les conclusions de ce rapport. Jean-Paul Perrault, membre de l'organisme, croit que la question du français a été évacuée et que les commissaires sont passés à côté d'un enjeu essentiel.

« On voit bien que les commissaires, quelque part, encouragent ce discours de fragilisation de la langue française au sein de la société québécoise, de fragilisation de l'identité québécoise, puisqu'ils ne parlent pas, jugent peu important ou à la limite de leur mandat, de parler de la langue française », soutient M. Perreault.