L'écart persiste

Seins examen Infirmière (archives).   © AFP

À la veille de la Journée internationale des femmes, une nouvelle étude, rendue publique vendredi, montre que le combat pour l'égalité n'est pas encore gagné. Le Congrès du travail du Canada dénonce l'écart salarial qui subsiste toujours entre les femmes et les hommes.

À la veille de la Journée internationale des femmes, le Congrès du travail du Canada dénonce l'écart salarial qui subsiste entre les hommes et les femmes.

Selon le rapport du Congrès du travail, cet écart se fait sentir même si le niveau d'instruction des femmes est de plus en plus élevé. D'après l'étude, en 2005, une femme qui travaillait à temps plein gagnait en moyenne 39 200 $ annuellement, tandis qu'un homme obtenait en moyenne 55 700 $ par année.

Le rapport souligne en outre que les immigrantes sont particulièrement touchées par ces inégalités.

« L'écart s'est élargi au lieu de se rapetisser dans les derniers dix ans », souligne Gisèle Pageau, du Congrès du travail du Canada. « Les lois ici au Canada ne sont pas assez proactives pour nous donner plus l'égalité. Alors, il faut changer beaucoup de choses », ajoute-t-elle.

Le Congrès propose la mise en place d'un programme fédéral de garderie, une syndicalisation plus étendue et la hausse du salaire minimum pour remédier à la situation.

Les responsabilités familiales

Une femme au travail

« Je pense qu'entre autres la présence des enfants explique en grande partie cet écart - bien sûr il y a plusieurs autres facteurs. Mais je pense que ce qu'il faut, c'est de mettre en place des structures, par rapport aux garderies, par rapport aux congés de maternité, qui permettraient un peu de réduire cet écart », explique Lise Martin, directrice générale de l'Institut canadien de recherches sur les femmes.

Mme Martin estime que les femmes doivent pouvoir recourir à un service de garde accessible, abordable et de qualité, ce qui, selon elle, n'est pas le cas présentement. « La majorité des emplois créés qui sont accessibles aux femmes sont souvent des emplois au salaire minimum. Donc, si on n'a pas un service de garde qui est subventionné, le travail, ce n'est pas accessible », souligne-t-elle.

Lise Martin soutient aussi que les congés de maternité de 12 mois ne sont pas accessibles à toutes les femmes, puisque beaucoup de Canadiennes n'en ont pas les moyens, ne pouvant obtenir un salaire suffisant au cours de cette période.

Avec le dévoilement de ce rapport vendredi, le Congrès du travail a aussi lancé une campagne d'un an pour faire la promotion de solutions à apporter pour mettre fin à l'inégalité économique entre les hommes et les femmes.