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Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

Ottawa-Gatineau

Mise à jour le mercredi 20 février 2008 à 8 h 10
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Rapport Castonguay

Des réactions partagées dans la région

Urgence de Hull

L'urgence de l'hôpital de Hull (archives)

La présentation du rapport du groupe de travail sur le financement du système de santé, mardi, provoque toute une gamme de réactions en Outaouais. Des médecins se réjouissent de l'ouverture du privé préconisée par le comité que préside l'ancien ministre libéral Claude Castonguay, tandis que d'autres craignent une détérioration encore plus forte des soins de santé.

La coalition Outaouais à l'urgence phase 2 est hostile aux conclusions du groupe de travail Castonguay. Elle estime que les recommandations du rapport endommageraient davantage le système de santé et laisseraient la voie libre à une médecine à deux vitesses.

Les syndicats abondent dans le même sens, et s'inquiètent du principe de l'utilisateur payeur.

Le privé comme solution

D'autres croient au contraire que l'ouverture au privé est importante pour la survie du système de santé. Le Dr Marcel Guilbeault, président de l'Association des médecins omnipraticiens de l'Ouest du Québec, estime que le recours au privé est essentiel pour éviter un grave problème de financement du système de santé.

Il ajoute que l'accès au privé est déjà chose courante et qu'il faut maintenant voir la réalité en face. « Elle existe déjà la médecine à deux vitesses. Mais il faut réaliser que si on ne la balise pas, ça va empirer, alors on est peut-être mieux de la reconnaître, de la baliser et de mettre des critères », souligne-t-il.

Guy Morissette, président-directeur général de l'Agence de la santé et des services sociaux de l'Outaouais, croit que le privé peut améliorer la situation en santé s'il est bien géré. « Si on continue de s'assurer que le réseau public est à un maximum de performance, bien à ce moment-là, on n'a pas à craindre », soutient M. Morissette.

Le spécialiste de la gestion des soins de santé Douglas Angus, professeur à l'Université d'Ottawa, se réjouit des conclusions du rapport Castonguay. Il estime qu'un coup de barre s'impose. « Il n'y a pas le choix, le statu quo, ça ne marche pas », souligne-t-il.

Ce spécialiste croit qu'il est grand temps pour le système de santé de tirer le meilleur parti des secteurs public et privé. Il s'agit selon lui de l'unique moyen pour éviter une grave crise dans le système de santé.