Audio et Vidéo

Santé
Audio et Vidéo
![]() (archives) |
Plusieurs intervenants du milieu de la santé en Outaouais croient que les travailleurs de la santé à Gatineau et à Ottawa devraient pouvoir traverser la rivière sans barrières, comme le font les ouvriers de la construction. Ils soutiennent qu'il s'agit de l'une des façons de régler les problèmes chroniques qui affligent les hôpitaux de l'Outaouais et qui guettent aussi les hôpitaux ontariens.
La pénurie d'infirmières et de médecins en Outaouais est souvent attribuable à une perte de ressources au profit de l'Ontario, où les salaires sont plus élevés, déplore le chef des urgences de l'hôpital de Gatineau, Fayez Abboud. « La quantité d'infirmières qu'on a formées et qui sont actuellement à Montfort, c'est insoutenable [...]. Pour eux, notre hôpital, c'est un bar ouvert », soutient M. Abboud.
Québec a compris cette situation et offre, depuis juin dernier, de généreuses primes d'installation aux infirmières. Plusieurs voudraient toutefois que ces primes deviennent permanentes et qu'on offre la parité salariale avec l'Ontario.
« Il y a un bassin de 1,3 million de monde ici, qui sont en interconnexion quotidienne. Ce n'est pas exceptionnel qu'on aille à Ottawa, ça fait partie de notre vie ça. [...] Peut-être qu'il faut commencer à penser à un réseau qui s'adresse à l'ensemble de cette collectivité », explique Pierre Ippersiel, membre fondateur de l'Outaouais à l'urgence phase 2.
Selon lui, puisque la région a obtenu un statut particulier pour la construction et pour l'essence, elle doit maintenant en obtenir un pour la santé.
|
Urgence aux urgences
Jusqu'à jeudi, Radio-Canada présente une série de reportages à la télévision, à la radio et sur le web au sujet de l'état des urgences à Gatineau. |