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Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

Ottawa-Gatineau

Mise à jour le mardi 12 février 2008 à 15 h 45
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Incidents dans les casinos

La pointe de l'iceberg

Bill Clennett, en conférence de presse mardi

Bill Clennett, en conférence de presse mardi

Le militant gatinois Bill Clennett se montre très critique envers les rapports rendus publics par Loto-Québec sur les incidents survenus aux casinos de Montréal et du Lac-Leamy entre 1999 et 2007. Selon lui, les événements rapportés ne sont que la pointe de l'iceberg.

Ces rapports font état de plusieurs incidents sérieux, dont des tentatives de suicide et des cas de détresse nécessitant l'intervention du personnel des casinos. On y apprend aussi qu'un homme s'est suicidé au casino de Montréal en 2001 et qu'un autre s'est jeté dans la rivière Rideau, à Ottawa, en 1999.

Bill Clennett soutient que Loto-Québec leurre toujours le public sur les conséquences néfastes des maisons de jeux. « C'est le bout de l'iceberg. Il y a plus de problèmes qui se passent en dehors des casinos que ce qu'il y a dans les casinos. Il y a beaucoup, beaucoup plus de problèmes avant de se rendre à l'ultime étape de destruction de soi », soutient M. Clennett.

Selon Alain Dubois, porte-parole de la coalition EmJEU, qui vient en aide aux joueurs compulsifs, les rapports ne tiennent pas compte de toute la problématique, comme celle des appareils de loterie vidéo situés dans les bars.

Bill Clennett et son avocat Jean-Carol Boucher s'attendent à de nouvelles querelles juridiques, puisque Loto-Québec voudrait encore garder certaines informations confidentielles.

Le militant a reçu vendredi, à la suite d'un jugement de la Cour d'appel du Québec, les documents qu'il réclamait de Loto-Québec depuis 1998.

Réactions gouvernementales

Le cabinet du ministre de la Santé a brièvement réagi au dévoilement des données de Loto-Québec, lundi. On précise que le gouvernement fait beaucoup de prévention en aval et en amont, mais que ce qui se passe dans les maisons de jeux relève de Loto-Québec.

De son côté, la ministre des Services gouvernementaux du Québec, Monique Jérôme-Forget, a commenté publiquement la question. « Je trouve que c'est très sage que de rendre publique l'information et, sincèrement, plus on en connaît, mieux c'est pour porter un jugement », a-t-elle soutenu.

Par ailleurs, après enquête, le Bureau du coroner du Québec a pu conclure avec certitude qu'entre 1999 et 2005, 211 personnes se sont enlevé la vie en raison de problèmes de jeu pathologique.