L'accès au logement social ou abordable demeure un défi important dans les grandes villes du pays, selon une étude de la Fédération canadienne des municipalités (FCM), rendue publique mercredi. À Ottawa comme à Gatineau, malgré certaines différences, la situation est tout aussi difficile. Des milliers de personnes fréquentent encore les refuges pendant que d'autres attendent un logement à prix abordable.
La Fédération canadienne des municipalités estime que l'accès au logement social ou abordable est difficile dans les grandes villes du pays, dont Ottawa et Gatineau.
Plus de gens ont profité des bas taux hypothécaires pour accéder à la propriété au cours des cinq dernières années au pays. Toutefois, ces anciens locataires n'ont pas nécessairement laissé plus de logements abordables et en bonne condition derrière eux.
De plus, la valeur des maisons et le coût des loyers ont augmenté, et ce, beaucoup plus rapidement que les prestations d'aide sociale ou le salaire minimum. Selon l'étude de la Fédération, il est impossible pour une personne seule touchant le salaire minimum de trouver un logement privé abordable dans l'une des 22 municipalités étudiées, dont Ottawa et Gatineau
Des difficultés dans la région
Le conseiller municipal d'Ottawa George Bédard reconnaît qu'un écart se creuse entre les riches et les moins bien nantis dans la capitale. Selon lui, 10 000 personnes attendent toujours un logement social et le parc de logements disponibles est en piteux état. « Les municipalités, on n'a pas nous les ressources pour maintenir ce que nous avons déjà », déplore-t-il.
À Gatineau, le conseiller municipal Luc Angers explique que la Ville voudrait approuver plus de projets de logements sociaux, mais se dit limité par Québec.
Le maire de Gatineau, Marc Bureau, avait promis 700 unités de logement de plus d'ici la fin de son premier mandat à l'automne 2009. Pour le moment, il semble qu'il lui en manquera 200 pour atteindre son objectif.