Des inquiétudes subsistent à Cantley

Le dépôt de matériaux secs de Cantley Le dépôt de matériaux secs de Cantley

Le Comité du dépotoir de Cantley, qui représente les résidents, se réjouit du maintien de la révocation du permis d'exploitation du dépôt de matériaux secs. Le Tribunal administratif du Québec a officiellement rendu sa décision à ce sujet, mercredi, comme l'avait appris Radio-Canada mardi.

Les citoyens de Cantley se réjouissent du maintien de la révocation du permis d'exploitation du dépôt de matériaux secs, mais ils restent préoccupés par les impacts environnementaux du site.

Le comité reste toutefois inquiet au sujet des impacts environnementaux du site et des déchets qui s'y trouvent. « Nous autres, on n'a toujours pas de détails si la fermeture est aujourd'hui, demain ou à quelle date. On s'inquiète toujours, on est pris avec tout près de 1 million de tonnes de déchets », soutient Bob McClelland, porte-parole du comité de citoyens.

Le groupe de citoyens se dit particulièrement préoccupé par la nappe phréatique, la qualité de l'eau du ruisseau Blackburn et la qualité de l'air dans le secteur.

Des recours pour les propriétaires

De leur côté, les propriétaires du site d'enfouissement accueillent difficilement la nouvelle. « C'est sûr qu'on est déçu, et même amèrement déçu, parce qu'il faut comprendre que depuis deux ans, les promoteurs ou les exploitants du site d'enfouissement ont investi autour de 2 millions pour réhabiliter le site », souligne le porte-parole du site d'enfouissement de Cantley, André Guibord.

Après avoir consulté leurs avocats, les propriétaires du dépotoir envisagent sérieusement d'entreprendre des recours. Ces derniers pourraient demander une révision de la décision du Tribunal administratif du Québec ou encore entreprendre un recours judiciaire.

Entre-temps, les propriétaires se sont pliés à la décision du tribunal et ont cessé leur exploitation du dépôt de matériaux secs à 14h, mercredi après-midi.

En septembre 2006, le ministre de l'Environnement de l'époque, Claude Béchard, avait révoqué le permis du dépotoir en utilisant un pouvoir exceptionnel. Les exploitants du site avaient contesté cette décision et avaient continué d'exploiter le site en attendant la fin des procédures.