
Algues bleues
![]() Lyne Beauchamp |
La ministre québécoise du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Line Beauchamp, se fait rassurante au sujet des 85 lacs et cours d'eau contaminés par les cyanobactéries.
En conférence de presse, mardi, elle a fait valoir qu'elle était préoccupée par la situation actuelle, mais qu'il n'y avait tout de même pas de crise. Le problème est circonscrit, dit-elle, et il n'y a pas de risque pour la santé publique.
À maintes reprises, Mme Beauchamp a rappelé que seulement 13 des 85 lacs touchés par les algues bleues le sont assez sérieusement pour être interdits à la baignade et faire l'objet d'un avis de ne pas consommer l'eau.
Les autres lacs ne font l'objet que d'une mise en garde, a rappelé la ministre Beauchamp, qui a annoncé qu'une campagne serait bientôt lancée dans les médias afin de mieux informer la population.
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« Je ne suis pas en train de banaliser la situation. Parce que je pense qu'il y a une source d'inquiétude : les algues bleues ont un impact sur la santé [...], et de façon très claire, c'est un mauvais signe, un mauvais signal sur l'état de santé des lacs. » — Line Beauchamp
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![]() Cyanobactéries (archives) |
La ministre de l'Environnement continue néanmoins de miser sur des mesures incitatives annoncées ce printemps pour contrôler les émissions polluantes à l'origine des cyanobactéries.
« Est-ce qu'il faut aller vers des mesures plus coercitives? On a indiqué dès le mois de juin qu'on ne fermait pas la porte. Mais avant de prendre des mesures à l'échelle du Québec, encore faut-il s'entendre que c'est la bonne mesure qui a un impact significatif dans l'ensemble des régions du Québec », explique Line Beauchamp.
Les environnementalistes n'ont pas manqué de critiquer l'inaction de la ministre de l'Environnement dans ce dossier. Ils déplorent qu'elle ait refusé d'identifier les agriculteurs comme principaux responsables du phénomène.
« Les trois quarts du problème de phosphore dans l'environnement proviennent de l'agriculture », déplore un porte-parole de Greenpeace, Éric Darier. « Donc, il ne faut pas oublier et laisser de côté les causes agricoles. »
La ministre Beauchamp compte se rendre dans les 11 régions administratives du Québec qui recensent des problèmes d'algues bleues. Elle compte notamment rencontrer des maires et des riverains, en vue d'un sommet sur la question qui doit avoir lieu cet automne, en présence du premier ministre du Québec, Jean Charest.