Les champignons d’Opasatika
En 1998, grâce à un programme gouvernemental pour diversifier l'économie du Nord de l'Ontario, le curé Adrien Noël, d'Opasatika, réalise un rêve: il crée une ferme de champignons. Mais le rêve est de courte durée, les promoteurs déclarent faillite trois mois seulement après l'ouverture.
Depuis plus de trois ans, une équipe travaille bénévolement à la relance de l'entreprise
Comment ça marche?
Dans la champignonnière, quatre chambres contiennent chacune 12 lits superposés sur lesquels est étendu un mélange de compost et de terre. Un système informatique règle le taux d’humidité, la quantité de CO2, la distribution de l’eau et la température.
Pendant la récolte, le cueilleur prendra quelques heures pour ramasser les champignons contenus dans un lit. Et lorsqu’il arrive à la fin d’un lit, le cueilleur se rendra compte que d’autres champignons ont déjà poussé là où il a commencé quelques heures plus tôt.
Amélioration de la production
Autrefois, il fallait trois mois pour faire pousser un champignon. Maintenant, l’amélioration de la production fait en sorte qu’il ne faut plus que 21 jours; et ce laps de temps pourrait bientôt passer à 14 jours.
Pour ce qui est de la récolte, elle dure 17 jours, au cours desquels le cueilleur pourra passer jusqu’à sept fois sur un lit. La première de ces cueillettes sera la plus abondante.
Les difficultés de vendre les récoltes de champignons demeurent néanmoins un défi avec lequel a dû composer la champignonnière. En mars 2006, un contrat est conclu avec une entreprise américaine pour distribuer les champignons dans les restaurants, ce qui permet non seulement à la champignonnière d’atteindre la rentabilité, mais aussi de doubler sa production et le nombre de ses employés, qui passera de 15 à 30.
Louise Bouchard relate sa visite à la champignonnière d’Opasatika.