D'immenses bâtiments à recycler
Ancien bâtiment d’Excel Forest Products

En plus de laisser des milliers de travailleurs sans emploi, ces fermetures d'usines nuisent aux finances des municipalités, qui ne perçoivent plus les taxes autrefois versées par les entreprises.

Deux municipalités touchées par des fermetures, Temiskaming Shores et Opasatika, tentent de relancer les installations d’Uniboard et d’Excel Forest Products devenues silencieuses.

Uniboard

Le bâtiment d'Uniboard, à Temiskaming Shores, occupe plus de
15 000 mètres carrés et tranche avec la splendeur des berges du lac Témiscamingue. L'usine de panneaux de particules a cessé sa production à la fin septembre 2005, ce qui a laissé 70 employés sans travail. C'était le plus important employeur de la région.

John Gauvreau

Le directeur du développement économique de la Ville, John Gauvreau, tente d'attirer des entrepreneurs. Il agit un peu comme un intermédiaire entre les gouvernements, les entrepreneurs, le syndicat et Uniboard.

Un projet de production de palettes pour le transport retient son attention, puisque la main-d'oeuvre, la matière première et l'usine sont sur place, ce qui signifie que la production pourrait démarrer rapidement.

Et le temps demeure un facteur clé pour Temiskaming Shores: la municipalité chiffre les effets de la fermeture de l'usine à 10 millions de dollars.

Denis Dorval Excel Forest Products

À Opasatika, le greffier et trésorier Denis Dorval cherche lui aussi preneur pour l'usine délaissée par Tembec il y a 10 mois. La municipalité a acheté les bâtiments d'Excel Forest Products pour 1 $.

La localité de 300 habitants mise sur un projet de Cyclofor, une entreprise qui veut s'installer dans le bâtiment délaissé pour y produire des copeaux de bois destinés aux papetières et de la biomasse destinée aux usines de cogénération et à l'agriculture.

Le projet créerait 150 emplois, deux fois plus que le nombre de mises à pied entraînées par la fermeture de la scierie.