Fillette morte à la garderie : la mère veut éviter une autre tragédie

Eva Ravikovich est morte en juillet dans une garderie à domicile non réglementée de Vaughan. Eva Ravikovich est morte en juillet dans une garderie à domicile non réglementée de Vaughan.

Les parents et grand-parents d'Eva Ravikovich, une fillette de deux ans qui est morte dans une garderie à domicile non réglementée à Vaughan, en juillet, intentent une poursuite contre les propriétaires de l'établissement et la province.

Ils accusent les propriétaires et les dirigeants de la garderie d'avoir été négligents en ne fournissant pas l'assistance et l'encadrement adéquats à leur fille. Ils allèguent également que la garderie excédait le nombre d'enfant permis et que le personnel n'était pas correctement formé.

Lors d'une conférence de presse jeudi matin, la mère d'Eva Ravikovich, Ekaterina Evtropva, a précisé que sa fille fréquentait la garderie depuis un an et qu'elle y était inscrite sur plusieurs recommandations.

La cause de la mort n'a pas encore été rendue publique mais l'avocat de la famille de la fillette, Patrick Brown, a indiqué jeudi dans un communiqué que « nous avons été informés par le bureau du coroner que la mort d'Eva Ravikovich, 2 ans, aurait pu être prévenue ». Dans le document de la plainte (ci-dessous), il est écrit que « Eva a eu des blessures graves et est morte. Avant qu'Eva meurt elle a connu de la douleur et de la souffrance ».

La garderie a depuis été fermée à cause de plusieurs infractions sanitaires.

« La raison pour laquelle je suis ici et la raison pour laquelle je fais tout ça est que je ne veux pas que cela arrive à d'autres parents, d'autres familles, d'autres enfants. » — Ekaterina Evtropva

La famille de la fillette a soumis tous les documents nécessaires jeudi pour que la poursuite de 3,5 millions de dollars aille de l'avant en cour supérieure de l'Ontario.

Le ministère de l'Éducation, qui a assuré sa pleine collaboration dans ce dossier, est aussi visé par le recours judiciaire, qui porte sur des allégations de négligence parce que selon la plainte, il n'a ni inspecté, ni enquêté, ni régi la garderie correctement.

Dans une brève déclaration, les parents de la jeune victime, Ekaterina Evtropva et Vycheslav Ravikovich, avaient remercié la communauté pour le soutien qu'ils ont reçu.

La fillette, entourée de ses parents La fillette, entourée de ses parents

Ils avaient aussi tenu à remercier ceux qui ont mis sur pied une campagne de financement, dont l'objectif est d'amasser 10 000 $. Mercredi midi, 173 donneurs avaient permis de recueillir plus de 7000 $. Ces fonds doivent permettre à la famille de traverser son deuil et de couvrir les dépenses funéraires.

Enquête de l'Ombudsman

Quelques jours après le décès de la fillette, l'Ombudsman de l'Ontario a, lui aussi, ordonné une enquête systémique sur la façon dont le ministère de l'Éducation répond aux plaintes dans les garderies non réglementées.

Le ministère de l'Éducation a admis que ses inspecteurs n'ont pas donné suite à deux des trois plaintes, déposées l'an dernier, contre cette même garderie de Vaughan, relativement au trop grand nombre d'enfants qui y étaient gardés. La loi permet de veiller sur un maximum de cinq enfants de moins de dix ans, en plus de ceux de la mère ou du père au foyer.

L'enquête devrait durer six mois, après quoi André Marin déposera une série de recommandations.


La poursuite contre la garderie (en anglais) : 

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