Une injonction contre les compressions à Radio-Canada

Radio-Canada

Un groupe de francophones du sud-ouest de l'Ontario demande une injonction de la cour pour tenter de retarder les compressions à la station de Radio-Canada à Windsor.

Une groupe de francophones du sud-ouest de l'Ontario demande aux tribunaux d'émettre une injonction pour retarder les mises à pied à la station de Radio-Canada à Windsor.

Le groupe SOS CBEF demandera à un juge de Woodstock de suspendre temporairement les mises à pied annoncées en mars afin de laisser le temps au commissaire aux langues officielles d'étudier leur impact sur la communauté.

Radio-Canada a opposé cette semaine une fin de non-recevoir à la demande du commissaire Graham Fraser de repousser d'un mois l'annulation des émissions locales à Windsor et de deux émissions provinciales diffusées de Toronto afin de lui donner le temps d'étudier les répercussions qu'auront ces décisions sur la population francophone de l'Ontario.

L'avocat Sean McGee, qui représente SOS CBEF, prétend que l'annulation des compressions à Windsor ne représenterait pas une grande somme d'argent comparativement à la perte du contenu local pour les auditeurs.

La dernière édition de l'émission du matin Bonjour le monde doit avoir lieu vendredi, puis la portion régionale de Grands Lacs Café et l'émission nationale Au détroit de la nuit se terminent respectivement samedi et lundi. Trois personnes continueront de travailler à la radio et à la télévision de Radio-Canada à Windsor pour assurer une couverture régionale à l'antenne ontarienne du diffuseur public.

Plus tôt cette semaine, Radio-Canada indiquait qu'elle est consciente de ses obligations envers les minorités linguistiques, mais déclarait que les contraintes financières actuelles la forcent à prendre des décisions difficiles.

Les compressions à Windsor découlent du manque à gagner de 171 millions de dollars, qui a mené la société d'État à annoncer plus de 800 mises à pied en mars.