Dans un contexte d’histoires de corruption à l’Hôtel de Ville, Montréal saura le 1er novembre prochain si le mandat du maire Gérald Tremblay d’Union Montréal sera renouvelé pour une troisième fois consécutive.
Gérald Tremblay, qui a obtenu 16 % de plus de suffrages que son plus proche rival Pierre Bourque lors des dernières élections en 2005, affronte cette fois Louise Harel de Vision Montréal, Richard Bergeron de Projet Montréal, Louise O’Sullivan du Parti Montréal-Ville-Marie, Michel Bédard de Fierté Montréal et le candidat indépendant Michel Prairie.
Louise Harel, qui a pris la tête du parti de l’opposition officielle au conseil municipal de Montréal depuis juin, est une adversaire d’expérience qui a été députée péquiste de Maisonneuve, puis d'Hochelaga-Maisonneuve pendant 27 ans, de 1981 à 2008. Plusieurs fois ministre, Mme Harel a piloté aux Affaires municipales le controversé dossier des fusions forcées.
Quant à Richard Bergeron, spécialiste en urbanisme, il est candidat à la mairie pour la deuxième fois. Lors de l'élection de novembre 2005, il a récolté un peu moins de 9 % des voix. Son parti axe sa stratégie sur le développement urbain équitable et durable.
Louise O’Sullivan a, elle, été élue conseillère dans l’arrondissement de Ville-Marie en novembre 2001 dans l’équipe de Gérald Tremblay. Mme O’Sullivan a siégé au comité exécutif de la Ville jusqu’à ce qu’elle démissionne en décembre 2004 en raison de son désaccord avec la gouvernance de l’administration de Gérald Tremblay. Elle a tout de même terminé son mandat comme conseillère indépendante.
Michel Bédard de son côté est candidat à la mairie depuis 1990. Il représente cette année Fierté Montréal. Michel Bédard a obtenu 1 % des votes en 2005 sous la bannière du Parti éléphant blanc, qu’il a fondé en 1987.