S’étant développée à une vitesse fulgurante dans les années 1960 et 1970, Montréal donne maintenant l’impression de stagner.
Montréal est-elle une métropole dont le développement piétine? A-t-elle besoin d’un maire avec plus de poigne? Ou de plus de pouvoirs accordés par Québec? Est-elle simplement victime de son époque? Chu Anh Pham fait le point.
Maire de Montréal pendant près de 30 ans, Jean Drapeau a sans nul doute été le magistrat ayant le plus marqué le visage de Montréal. Qu’en est-il des maires qui ont pris sa suite?
| Jean Drapeau( 1954-1957 1960-1986) | |
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Métro de MontréalLors de la course à la mairie de Montréal de 1960, Jean Drapeau promet la construction d’un métro. Les travaux de construction débutent finalement en mai 1962. Le métro est inauguré le 14 octobre 1966. Les archives : Une île, un métro |
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Expo 67Du 28 avril au 27 octobre 1967, Montréal accueille l’Exposition universelle. Près de 50 millions de visiteurs parcourent les installations de l’île Saint-Hélène et de l’île Notre-Dame. Les archives : Montréal capitale du monde |
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Les Jeux olympiques de 1976Dix ans après Expo 67, Montréal accueille les Jeux olympiques d’été. Lors des cérémonies d’ouverture, auxquelles assistent 73 000 personnes, le maire Jean Drapeau a droit à une ovation marquée. Les archives : Montréal à l'heure de l'olympisme |
| Jean Doré( 1986-1994 ) | |
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BiodômeLes célébrations du 350e anniversaire de Montréal sont l'occasion de transformer le vélodrome du Parc olympique en Biodôme, qui recrée quatre écosystèmes planétaires. La personne responsable du projet n’est nul autre que le prochain maire de Montréal, Pierre Bourque. Les archives : le Biodôme de Montréal, musée vivant |
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Musée de Pointe-à-CallièreLes célébrations du 350e anniversaire de Montréal sont aussi l'occasion de réaliser un centre d'interprétation historique à Pointe-à-Callière, dans le Vieux-Montréal. Ce lieu a auparavant été le théâtre de fouilles qui ont permis aux archéologues de mettre au jour un important site historique montréalais. Les archives : Le musée Pointe-à-Callière, aux origines de Montréal |
| Pierre Bourque( 1994-2001 ) | |
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Démarrage de la Cité du multimédiaLa Cité du multimédia est un quartier situé au sud du centre-ville de Montréal. Annoncé en juin 1998, le projet vise à favoriser les entreprises axées sur les nouvelles technologies qui choisissent de s'établir dans le quartier. Le projet a été fortement aidé par Québec grâce à un programme qui offrait des subventions à la création d’emplois. L'ensemble de la démarche est considéré comme un succès. On retrouve aujourd'hui environ 6000 employés dans la Cité du multimédia de Montréal. |
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Revitalisation du canal LachineL'ouverture de la voie maritime du Saint-Laurent en 1959 sonne le glas du canal Lachine. Dès 1960, les industries qui le bordent commencent à fermer leurs portes. Le canal est définitivement fermé à la navigation en 1970. Afin de transformer le secteur et de créer dans les quartiers environnants une nouvelle vitalité sociale et économique, le canal Lachine a été rouvert à la navigation de plaisance en 2002. On a aussi rendu ses abords agréables en modernisant les infrastructures environnantes, dont 14 km de piste cyclable. Pour arriver à concrétiser le projet, il a fallu cinq années de travaux et des investissements publics de plus de 100 millions de dollars. Les archives : Revitalisation du canal de Lachine |
| Gérald Tremblay ( 2001- ) | |
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Quartier des spectaclesLe projet du Quartier des spectacles est en cours d'aménagement. Montréal veut ainsi miser sur le caractère culturel du secteur se déployant autour de l’intersection Sainte-Catherine/Saint-Laurent, qui est en fait délimité par les rues City Councillors, Berri et Sherbrooke, et par le boulevard René-Lévesque. Déjà, un premier projet a vu le jour cet été. La place des Festivals, située le long de la rue Jeanne-Mance, en face du Musée d'art contemporain, offre maintenant un espace adéquat pour recevoir les spectacles de grande envergure. |
Les fusions forcées des 28 municipalités de l’île de Montréal en 2000, suivies des défusions de 2004, ont radicalement changé la carte administrative de la métropole.
Sous la supervision du conseil d’agglomération, des services sont toujours dispensés à l’ensemble des citoyens de l’île, malgré la reconstitution de 15 villes qui sont complètement autonomes de Montréal.
La ville de Montréal elle-même a été divisée en 19 arrondissements qui sont sous la tutelle à la fois du conseil municipal et du conseil d’arrondissement.
| Conseil d’agglomération | Conseil municipal | Conseil d’arrondissement | ||
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| Il est constitué du maire de Montréal, de 15 élus provenant du conseil municipal, nommés par le maire, et des maires des villes reconstituées. Il s’occupe entre autres de l’évaluation foncière, de la gestion des matières résiduelles et de l’alimentation en eau des citoyens. |
Il est composé du maire, des 19 maires d’arrondissement et de 45 conseillers de la ville qui proviennent des différents arrondissements. Le nombre de conseillers représentant chaque arrondissement est déterminé en fonction de sa population. |
Un conseil d’arrondissement est toujours composé d’un minimum de cinq personnes, soit du maire de l’arrondissement ainsi que des conseillers de la ville et des conseillers d’arrondissement qui ont été élus. Les conseils d’arrondissement assument des pouvoirs de portée locale, comme l’urbanisme, le déneigement, la voirie, les parcs, la culture et les loisirs. |
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Les électeurs montréalais devront choisir plus d’un élu lors de l’élection municipale du 1er novembre, soit de 2 à 5 selon les arrondissements dans lesquels ils habitent.
En plus d’élire le maire de la ville, ils devront aussi désigner un maire d’arrondissement, des conseillers de la ville, de l’arrondissement ou de leur district électoral, et des conseillers d’arrondissement.
| Maire de l’arrondissement | Conseillers de la ville | Conseillers d’arrondissement | ||
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Le maire de l’arrondissement siège au conseil d’arrondissement ainsi qu’au conseil municipal.
Un seul des 19 arrondissements montréalais n’élira pas de maire d’arrondissement le 1er novembre. La personne qui sera élue maire de Montréal deviendra en effet aussi maire de l’arrondissement de Ville-Marie. Cette mesure, qui entre en vigueur cette année, fait partie d’une loi adoptée par Québec pour modifier la structure de l’arrondissement de Ville-Marie afin de favoriser le développement de la métropole. L’arrondissement de Ville-Marie va du quartier des affaires, à l’ouest, au Village gai, à l’est, en passant par le Vieux-Montréal. |
Les conseillers de la ville, de l’arrondissement ou du district électoral siègent à la fois au conseil d’arrondissement et au conseil municipal de la Ville de Montréal.
Les arrondissements les plus populeux choisissent un conseiller de la ville pour chacun de leur district électoral, alors que les moins populeux doivent élire un seul conseiller de la ville pour tout l’arrondissement. Certains arrondissements encore moins peuplés, comme L’Île-Bizard-Sainte-Geneviève, n’élisent aucun conseiller de la ville et ne sont représentés au conseil municipal que par leur maire d’arrondissement. |
Les conseillers d’arrondissement, qui représentent un district électoral, siègent uniquement dans l’arrondissement dans lequel ils ont été élus. | ||