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Montréal Assurance-maladie

Une facture de 60 000 $

Mise à jour le mardi 7 avril 2009 à 18 h 17

Jimenez-Cappicio

Ana Jimenez et Jean-Gabriel Cappicio doivent payer une facture de 60 000 $.

Des manifestants regroupés au sein de la Coalition Santé pour tous ont profité de la Journée mondiale de la santé, mardi, pour réclamer l'abolition du délai de carence de l'assurance-maladie destiné aux immigrants.

La Coalition s'appuie notamment sur le cas d'un couple de résidents permanents qui se retrouvent avec une facture de plus de 60 000 $ pour des frais de santé.

Originaires du Venezuela, Ana Jimenez, avocate, et Jean-Gabriel Capiccio, spécialiste en informatique, allaient démarrer une nouvelle vie à Montréal.

Quelques jours après son arrivée au Canada, Ana Jimenez fait une grave infection aux ovaires. L'hôpital lui facture plus de 60 000 $ pour 25 jours d'hospitalisation.

Ils sont résidents permanents, mais pendant les trois mois suivant leur arrivée au Québec, ils ne sont pas protégés par l'assurance-maladie. La mesure a été adoptée en 2001 pour éviter le tourisme médical au Québec.

Des organismes comme Médecins du monde, la Fédération des femmes du Québec et Projet Genèse font partie de la coalition qui demande l'abolition du délai. Jill Hanley, professeure à l'Université McGill, en fait aussi partie. « Pour nous, c'est discriminatoire, on demande au ministère de la Santé d'abolir le délai de carence », dit-elle.

Le mari d'Ana, Jean-Gabriel Cappicio, fait valoir qu'il est résident permanent, mais que ces frais lui sont facturés comme à un non-résident.

À Québec on maintient que le délai de carence est là pour de bon. « La loi actuelle est très acceptable. Les gens qui immigrent savent qu'ils doivent prendre une assurance privée pour les trois premiers mois », affirme le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc.

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