Le cri du coeur de la famille de Maxime Plourde, un Shawiniganais mort d'un arrêt cardiaque la semaine dernière, a été entendu.
Le jeune homme de 24 ans est mort le 12 février d'un arrêt cardiaque. Il souffrait d'une malformation cardiaque, mais sa famille montre surtout du doigt sa consommation de boissons énergisantes. Il en buvait une de grand format chaque jour depuis quatre ans.
Le propriétaire du dépanneur Le Rocher à Shawinigan connaissait bien Maxime Plourde. Le jeune homme venait acheter des boissons énergisantes à peu près tous les jours à son établissement. La nouvelle de sa mort lui a fait un choc.
À l'école secondaire du Rocher, où Maxime Plourde était l'entraîneur d'une équipe sportive, des conférences sont offertes aux jeunes pour les informer des risques associés aux boissons énergisantes.
L'automne dernier, l'Agence fédérale américaine de l'alimentation et du médicament (FDA) a recommandé de consulter un médecin avant de consommer des boissons énergisantes. La grande quantité de caféine dans ce type de produits est pointée du doigt pour certains décès, mais aucune étude n'a prouvé de lien cause à effet.
Populaires auprès des jeunes
Le Cégep de Trois-Rivières a retiré les boissons énergisantes de ses présentoirs en 2006. Sur consigne de la direction, on n'en trouve pas non plus dans les cafétérias de l'établissement.
La Coalition québécoise sur la problématique du poids demande toutefois au gouvernement du Québec d'intervenir dans le dossier des boissons énergisantes. Mardi, le député Léo Bureau-Blouin a soulevé en chambre l'idée d'imposer une taxe sur les boissons énergisantes.