Démission de l'exécutif du PQ dans Maskinongé : Marois et Blanchet réagissent

Pauline Marois Pauline Marois

La première ministre du Québec Pauline Marois a réagi vendredi matin à la démission en bloc de l'exécutif du Parti Québécois dans la circonscription de Maskinongé.

Pauline Marois s'est dite déçue et affirme que des discussions ont eu lieu pour tenter de convaincre les membres de l'exécutif de changer d'idée.

Interrogée lors du caucus du Parti Québécois, la première ministre maintient que des gens de l'exécutif du parti sont en contact avec les militants de la circonscription de Maskinongé.

« C'est toujours dommage quand des militants décident d'être moins actifs, de se retirer. Mais en même temps, la circonscription de Maskinongé n'est pas dénuée de ressources, on y a plusieurs membres qui vont prendre la relève. » — Pauline Marois, première ministre du Québec

Pauline Marois a confirmé qu'elle avait lu la lettre rédigée par les démissionnaires de la circonscription de Maskinongé. Elle les invite à continuer à militer pour la souveraineté.

Le ministre responsable de la Mauricie et du Centre-du-Québec, Yves-François Blanchet, s'est lui aussi dit déçu de la situation.

« Chaque fois que des militants quittent un exécutif, sont moins engagés, c'est une réaction de déception, de tristesse. Mais je veux parler aux gens de la région avant de commenter sur les motifs. » — Yves-François Blanchet, ministre responsable de la Mauricie et du Centre-du-Québec

Démissions en bloc

Sept des onze membres de l'exécutif du Parti Québécois dans la circonscription de Maskinongé, en Mauricie, ont remis leur démission. Cinq d'entre eux ont démissionné cette semaine. Deux personnes ont quitté leurs fonctions pour des raisons personnelles.

Ils ont envoyé une lettre aux membres du Parti Québecois de leur circonscription.

Les démissionnaires se disent découragés par le résultat des dernières élections provinciales et par les premiers mois du gouvernement formé par leur parti. Ils déplorent aussi le fait que le PQ ne parvienne plus à rassembler les forces souverainistes comme autrefois.

Dans leur lettre, les anciens membres de l'exécutif dans Maskinongé se disent désenchantés depuis l'entrée au pouvoir de Pauline Marois. Ils mentionnent entre autres la saga de la nomination d'un ministre responsable de la région.