Deux oeuvres d'art payées par des fonds publics dorment aux sous-sols du CHRTR

Un reportage de Mathieu Papillon

Deux installations, l'une de l'artiste Marcelle Ferron et l'autre de l'artiste trifluvien Denis Matte, sont dans le sous-sol du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières (CHRTR) depuis une dizaine d'années.

Les oeuvres d'art avaient été commandées dans le cadre de la Politique du 1 % pour l'intégration d'oeuvres d'art lors de la construction de bâtiments publics. Elles avaient été déplacées au début des années 2000 lors du commencement du projet d'agrandissement du CHRTR. Elles devraient être intégrées lors de la deuxième phase du projet.

« Ça fait dix ans qu'on travaille sur la phase deux. Dès la conception du projet, c'était prévu que l'oeuvre soit intégrée à cette phase et c'est la meilleure opportunité pour intégrer l'oeuvre dans toute sa splendeur. » — Martin Rousseau, coordonnateur aux immobilisations, CSSS de Trois-Rivières

La direction du CHRTR se défend d'avoir trop tardé et affirme que, dans le cas de Marcelle Ferron, il aurait été impossible de réintégrer l'oeuvre plus tôt. Il s'agit d'un vitrail conçu pour être installé à la verticale. L'équipe du CHRTR avait envisagé de l'installer à l'horizontale ou de changer la disposition des panneaux, mais a préféré s'abstenir pour ne pas dénaturer l'oeuvre.

« Vaut mieux prendre quelques années de plus et avoir une intégralité de l'aspect formel de l'oeuvre. Si la verticalité est sauvegardée, c'est évidemment ce qu'il fallait faire. Je ne sais pas quel sera le résultat, mais cette décision était la bonne. » — Danielle Doucet, chargée de cours, Département d'histoire de l'art, UQAM

Les deux oeuvres devraient être remises en place dans le cadre de la deuxième phase de l'agrandissement du CHRTR. Les délais d'achèvement du projet sont toutefois encore incertains. En novembre 2012, il a été retiré du Plan québécois des infrastructures.

Mauricie en direct Afficher le fil complet

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