Une formation pour convaincre les infirmières de rester dans la région

Un reportage de Marie-Claude Julien

Le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Maskinongé a instauré dans ses locaux une formation accélérée de 22 mois en sciences infirmières. Le but : inciter les infirmières à exercer leur pratique à Louiseville.

Neuf étudiantes de la première cohorte du programme ont obtenu leur diplôme. Trois d'entre elles ont décidé de s'établir dans la région. Les responsables du programme sont satisfaits du taux de rétention.

Selon le plan régional de la main d'oeuvre de l'Agence de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec, il manque 36 infirmières avec une formation collégiale et 24 infirmières bachelières dans la région.

Audrey Casaubon était de la première cohorte du programme accéléré du CSSS de Maskinongé. Elle a décidé de s'installer à Louiseville même si au départ elle rêvait de travailler dans les grands centres.

« Ça nous a donné la piqûre, nous avons vu comment ça se passait, nous avons vu l'équipe, autant la direction que les gens sur le plancher... Nous ne voulions plus nous en aller! » — Audrey Casaubon, infirmière

À l'Agence de la santé, on reconnaît que la partie n'est toutefois pas gagnée pour les régions de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Il travaille maintenant à trouver des conditions de travail avantageuses pour retenir les infirmières qualifiées.

Temps plein/temps partiel

À ce jour, 50 % des infirmières de la Mauricie et du Centre-du-Québec ont un poste à temps complet et 39 % ont un poste temps partiel. 10 % des infirmières ont des horaires à temps partiel occasionnel.