L'incendiaire de Drummondville, Pascal Lachapelle, écope d'une peine de prison de deux ans moins un jour.
Il devra aussi effectuer 240 heures de travaux communautaires pour réparer une partie des 375 000 $ en dommages causés par les feux qu'il a allumés.
Trois des 56 incendies qu'il a provoqués en l'espace de sept mois ont mis la vie de citoyens en danger. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il n'a pas pu bénéficier d'une peine dans la collectivité comme le voulait la Défense.
La Couronne réclamait quatre ans. Elle étudiera la décision pour voir si elle interjette appel.
Les événements se sont produits dans sept MRC de la Montérégie et du Centre-du-Québec de mai à novembre 2010.
L'incendiaire, qui avait 32 ans au moment des faits, avait ciblé des conteneurs à déchets, des immeubles inhabités et des biens publics. Les enquêteurs l'ont pris en flagrant délit à Ulverton le 29 novembre 2010. L'homme a plaidé coupable aux accusations déposées contre lui.
Selon un rapport déposé en cour, c'est l'abus d'amphétamines qui a poussé l'incendiaire à agir de la sorte. Ce comportement risque peu de se reproduire à l'avenir estiment les experts.
« C'est un comportement pyromanoïde, c'est-à-dire que l'abus de méthamphétamines causait un comportement qui s'apparente à la pyromanie, mais qui n'est pas une vraie pyromanie dite psychiatrique. Le problème a d'ailleurs été réglé en thérapie », soutient son avocat, Me Olivier Milot.
En plus de sa peine, Pascal Lachapelle devra respecter une série de conditions à sa sortie de prison. Il sera notamment sous le coup d'une probation de trois ans, ne pourra consommer de drogue. Il devra également fournir un échantillon d'ADN.