Exclusif - Près de cinq ans après son ouverture, le Salon de jeux de Trois-Rivières n'est toujours pas rentable. Malgré les efforts de Loto-Québec, les revenus du Salon et le nombre de joueurs qui le fréquentent progressent lentement.
Selon des données obtenues par Radio-Canada grâce à la Loi d'accès à l'information, le Salon de jeux de Trois-Rivières éprouve des difficultés.
L'année de sa création, le Salon de jeux de Trois-Rivières a attiré en moyenne 19 421 joueurs par mois. Le nombre de visiteurs mensuels a ensuite connu une chute marquée, passant à 8854 en 2009-2010. Les derniers chiffres disponibles font état d'un léger rebond à 12 083 joueurs par mois.
Loto-Québec admet que ces résultats sont décevants, mais la société d'État affirme que l'objectif premier du Salon de jeux n'est pas d'être rentable.
« Le Salon de jeux de Trois-Rivières a dû travailler à faire sa place dans l'offre de divertissement de la région. Ça n'a pas été facile. Sur le fond, le Salon de jeux a été créé dans une optique de santé publique. Alors la priorité n'est pas à l'échelle des revenus », explique la directrice adjointe aux relations publiques de Loto-Québec, Marie-Claude Rivet.
Salon de jeux
Par ailleurs, les revenus du Salon de jeux ont légèrement progressé passant de 5,1 millions à 6,4 millions de dollars en deux ans. L'établissement est toutefois toujours en deçà du seuil de rentabilité.
Pour le professeur de marketing à HEC Montréal, Renaud Legoux, les mauvais rendements du Salon de jeux de Trois-Rivières ne sont pas étonnants. L'endroit est isolé et n'est pas de nature à attirer les touristes, ni les résidents de la ville. « Vous remarquerez qu'il y a seulement deux salons de jeux au Québec. Ce n'est pas une expérience qui a porté fruit. »
Selon ce spécialiste en marketing, l'un des défis du Salon sera aussi de recruter des clients et attirer des jeunes.
De son côté, Loto-Québec a refusé de divulguer son public cible, mais soutient attirer des clients de tous les âges.