Les paramédicaux de la Mauricie exercent des moyens de pression

Le reportage de Madeleine Goubau

Tout comme leurs collègues de partout au Québec, les paramédicaux de la Coopérative des ambulanciers de Trois-Rivières exercent des moyens de pression.

Les badges officiels ont été recouverts, les pantalons d'uniformes ont été coupés ou remplacés par des jeans et les ambulances ont été maquillées.

Les techniciens paramédicaux de Trois-Rivières expriment leur désaccord face à l'offre faite par le ministère de la Santé dans la nuit de jeudi à vendredi dernier.

Points en litige

« Les discussions ont achoppé principalement sur la question des horaires de travail. On passe de 80 heures par deux semaines et à 72 heures. Ce sont des pertes de revenu d'environ 250 $ par paye », explique le porte-parole de la table de négociations FTQ, Yves Imbault.

À la question des horaires s'ajoutent celles de l'échelle salariale et du régime de retraite. Les ambulanciers veulent, entre autres, pouvoir terminer leur carrière à 55 ans.

« La demande du ministère de la Santé, c'est que l'on règle le dossier des horaires pour être capable de discuter des autres sujets après. Nous trouvons ça totalement inacceptable. S'ils veulent faire une offre, qu'ils fassent une offre globale et ensuite on pourra la présenter à nos assemblées », déplore M. Imbault.

Services aux citoyens assurés

Pour le moment, les moyens de pression n'affectent pas le service aux citoyens. Les pressions sont davantage exercées sur le plan administratif. Les paramédicaux ont cessé de fournir systématiquement l'heure à laquelle ils répondent aux appels, par exemple.

Les ambulanciers préviennent cependant que les moyens de pression pourraient s'intensifier au cours des prochaines semaines si la situation ne sort pas de l'impasse actuelle.

Mercredi prochain, le syndicat rencontrera l'ensemble des présidents régionaux pour coordonner la suite des choses.

De son côté, le ministère de la Santé aurait mentionné vouloir faire appel à un médiateur.