Barrage sur un chemin forestier
Les Attikameks de la Haute-Mauricie ont levé certains de leurs barrages routiers, établis pour empêcher la coupe et le transport du bois.
Ils réclament un droit de regard sur l'exploitation de la forêt et veulent bénéficier eux aussi des retombées économiques de l'industrie.
Deux barrages situés à proximité d'Obedjiwan ont été levés vendredi et le resteront jusqu'à lundi.
Les membres de la communauté attikamek doivent se rencontrer samedi pour discuter de la suite des choses. Ils présenteront lundi un projet d'entente au gouvernement du Québec.
« Ma communauté [d'Obedjiwan] avait mis en place deux barrages, l'un situé à proximité de Parent-Clova et l'autre vers le lac Saint-Jean, au kilomètre 62 », explique le chef du conseil de bande d'Obedjiwan, Christian Awashish, en entrevue au RDI. Ces barrages ont été levés temporairement.
« La communauté de Wemotaci n'a pas mis fin à ses barrages, préférant peut-être consulter ses membres. Samedi, les communautés d'Obedjiwan et de Manawan vont se déplacer vers Wemotaci afin d'approfondir les discussions sur les enjeux reliés aux ressources naturelles », poursuit-il.
« Ça fait plusieurs années qu'on attend. Il y a une opportunité qui se présente à la suite de la lettre du premier ministre Jean Charest [reçue mercredi]. Le débat actuel entoure le maintien du blocus pour une plus longue durée ou non, pour donner la chance aux négociations. C'est tout ça qui sera abordé aujourd'hui », dit-il.
« Cette lettre contenait cinq demandes et le premier ministre était ouvert et a pris des engagements fermes. La première est de renouer les relations de nation à nation entre les Attikameks et le Québec. »
Quatre engagements sont reliés aux ressources naturelles, dit-il, soit les redevances, l'accès, la cogestion du territoire et la facilitation de l'harmonisation dans les interventions.
« Ça fait plusieurs années qu'on attend les négociations globales portant sur les ressources naturelles et le développement économique et on ne peut plus attendre, vu les conditions de vie difficiles, la pauvreté. On veut un juste retour immédiat sur les richesses du territoire », ajoute-t-il.