Centrale nucléaire de Gentilly-2
Vendredi matin, le Parti québécois a pressé le gouvernement de prendre une décision concernant l'avenir de la centrale nucléaire Gentilly-2.
Selon le PQ, qui souhaite la fermeture de la centrale, le gouvernement tente de gagner du temps en reportant sa décision.
Pour gagner des votes, le gouvernement Charest cache aux citoyens de la Mauricie son intention de fermer la centrale nucléaire Gentilly-2, a allégué vendredi le député péquiste de Marie-Victorin, Bernard Drainville.
Le premier ministre, qui était de passage à Trois-Rivières vendredi, a assuré à nouveau que son gouvernement a toujours un préjugé favorable à la réfection de la centrale. Il soutient, toutefois, que la décision finale n'est toujours pas prise.
La sortie récente de la ministre régionale Julie Boulet en faveur de la réfection de la centrale n'est que de la poudre aux yeux électoraliste, a soutenu M. Drainville au cours d'un débat sur l'avenir de Gentilly-2 à l'Assemblée nationale.
Selon le porte-parole du Parti québécois en matière de développement et d'indépendance énergétique, le gouvernement libéral a déjà fait son nid, mais il ne veut pas annoncer la fermeture de la centrale aux électeurs de la Mauricie avant le prochain scrutin.
En réplique, le ministre des Ressources naturelles, Clément Gignac, a fait valoir que son gouvernement avait au contraire « un préjugé favorable » pour la réfection de la centrale.
Néanmoins, Québec attendra d'avoir « toutes les informations en main » avant d'annoncer sa décision, a précisé le ministre.
Les travaux de rénovation comme les travaux de démantèlement coûteront aux contribuables près de 2 milliards de dollars. Le gouvernement Charest affirme avoir jusqu'au 31 décembre 2012 pour prendre une décision. Il attend des rapports d'experts.
Le Parti québécois plaide en faveur de la fermeture des installations et propose la création d'un fonds de 200 millions de dollars pour soutenir la diversification économique de la région.
Jeudi, Greenpeace avait accusé Hydro-Québec de cacher les coûts réels liés à la centrale nucléaire Gentilly-2 à Bécancour.
Dans un rapport rendu public jeudi, le groupe conclut que les coûts possibles d'une éventuelle catastrophe nucléaire devraient convaincre la société d'État de fermer la centrale.