Suicide assisté : le combat de Ginette Leblanc débute

Ginette Leblanc

Au palais de justice de Trois-Rivières, la Cour supérieure a mis en délibéré sa décision de permettre ou non à quatre regroupements, dont trois opposants, de prendre part au débat dans le dossier de Ginette Leblanc. Cette dernière demande l'autorisation de recourir légalement au suicide assisté.

Mme Leblanc, qui souffre d'une maladie incurable, la sclérose latérale amyotrophique, demande au législateur de réviser la loi qui empêche une personne d'en aider une autre à mettre fin à ses jours dans des cas comme le sien.

Elle s'est rendue au tribunal même si sa présence n'était pas requise. Elle veut suivre son dossier de près. « Je ne me laisse pas abattre par le fait que ça se peut qu'il y en ait des gens qui s'opposent à ma demande. C'est comme ça que ça marche », relativise-t-elle.

Au nombre des organisations qui souhaitent prendre part au débat figurent l'Alliance des chrétiens et le Mouvement pour vivre dans la dignité.

« Ce que la Cour suprême a dit en 1993 fait force de loi et il n'est pas question de changer ça », rappelle l'avocat qui représente ces deux organisations regroupant 30 000 membres au pays, Me Raphaël Lescop.

De l'autre côté, l'Association québécoise pour le droit de mourir dans la dignité appuie la requête de Ginette Leblanc.

Le juge a planifié un calendrier de travail pour les prochains mois. Les parties reviendront devant le tribunal le 15 juin. Selon le juge, le procès devrait être entendu en 2012.

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