Le nombre de contraventions liées au stationnement est en hausse

Contravention   © Luc Lavigne

De plus en plus de contraventions liées au stationnement sont émises au Québec.

Selon un professeur d'urbanisme à l'Université de Montréal, Jean-Philippe Meloche, c'est la tendance de l'heure au niveau municipal.

« On ne veut plus utiliser l'impôt foncier. Les villes doivent donc miser sur d'autres revenus », explique-t-il.

À Trois-Rivières en 2010, les agents de stationnement ont émis 36 911 contraventions, ce qui représente un nombre quasi record.

Le nombre de contraventions liées au stationnement a connu une hausse de 45 % en 10 ans à Trois-Rivières.

Selon des données obtenues par la Loi sur l'accès à l'information, ce nombre a bondi de 33 % à Montréal, de 128 % à Sherbrooke.

« Si les municipalités voient que l'opération est rentable, c'est sûr qu'elles vont se dire : “J'ai peut-être intérêt à le faire moi aussi” », affirme M. Meloche.

Revenus tirés de l'émission de constats d'infraction liés au stationnement en 2010 :
  • Saguenay : 412 282 $
  • Trois-Rivières : 788 073 $
  • Sherbrooke : 1 725 686 $
  • Québec : 7 253 304 $
  • Montréal : 65 553 437 $

Le porte-parole de la Ville de Trois-Rivière, François Roy, soutient que ce sont ces entrées d'argents qui soulagent le contribuable. « Ça fait plus de choses qu'on peut payer sans se tourner vers le contribuable », souligne-t-il en précisant que les contribuables qui payent les amendes le font parce qu'ils l'ont mérité au moment d'avoir le constat d'infraction.

L'urbaniste Jean-Philippe Meloche rappelle que « de toute façon, si on met des tarifs au lieu des impôts, l'objectif c'est d'aller chercher des recettes ».

Restrictions plus nombreuses

La plupart des villes soutiennent que le nombre de contraventions a augmenté parce que les restrictions liées au stationnement sont maintenant plus nombreuses qu'il y a 10 ans, et parce que leurs employés assurent maintenant la surveillance de territoires plus vastes et de stationnements institutionnels.

Certaines Villes admettent aussi vouloir tout simplement augmenter leurs revenus, ou vouloir encourager les automobilistes à prendre le transport en commun.

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