Le Regroupement pour le développement durable des Appalaches (RDDA) adresse une lettre au contenu sévère à l'entreprise espagnole Enerfin, responsable du projet de parc éolien de l'Érable.
La lettre, qui fait une douzaine de pages, a été envoyée à l'un des hauts dirigeants de l'entreprise, en Espagne. Le RDDA y affirme, entre autres, que les gens d'Enerfin agissent en voleurs de territoire.
On peut lire aussi notamment dans la lettre que l'entreprise méprise la population, entretient la culture du secret et de l'obscurantisme, bafoue le processus démocratique et agit en colonisateur. Le RDDA termine sa lettre en affirmant qu'Enerfin est de la racaille.
Dans sa missive, le RDDA promet également que si Enerfin obtient le feu vert pour construire ses éoliennes, l'entreprise ne connaîtra pas de paix sociale tout au long des 20 ans qu'elle exploitera le parc éolien.
Réaction des intervenants
Selon le porte-parole du RDDA, Claude Charron, ce ton est pleinement justifié.
« Bien sûr que le ton est sévère. Mais nous on est en colère ici. Ça fait trois ans qu'on demande d'être consultés. On nous traite comme si on n'existait pas », dit-il.
De leur côté, les avocats d'Éoliennes de l'Érable, la filiale québécoise d'Enerfin, étudient le contenu de la lettre.
« On a été estomaqués par le contenu de cette lettre-là. Les propos sont diffamatoires et inacceptables. On compte plus de 70 affirmations qui sont fausses ou non fondées. On ne peut pas travailler avec des gens qui abordent notre projet de cette façon-là », commente la porte-parole de l'entreprise, Debbie Cabana.