Réactions mauriciennes

Fleuve Saint-Laurent Fleuve Saint-Laurent

L'éventuel transport de 16 générateurs de vapeur usagés radioactifs par la voie maritime du Saint-Laurent jusqu'en Suède afin qu'ils soient recyclés suscite plusieurs réactions dans la région.

À Bécancour, le maire Maurice Richard n'est pas du tout inquiet, au contraire de l'Association des maires des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent, qui craint qu'un accident puisse survenir, ce qui pourrait causer la contamination des cours d'eau par le matériel radioactif.

De son côté, Maurice Richard dit qu'il y a de la marchandise beaucoup plus dangereuse qui circule actuellement sur le fleuve. Il ajoute qu'il a participé aux audiences de la Commission canadienne de sûreté nucléaire et que la décision ne le surprend pas

« Lors des commissions par la Sûreté nucléaire canadienne, ils ont prouvé que c'était sécuritaire. Dans ce sens-là, nous on ne voit pas d'inconvénient à ce que ce trajet-là se fasse », dit-il.

Quant aux opposants régionaux, ils déplorent que l'avis des municipalités riveraines n'ait pas été considéré. En effet, 114 municipalités sur 188 s'étaient prononcées contre le transport des générateurs radioactifs.

« Ils ouvrent la porte pour faire n'importe quoi. Pour transporter n'importe comment n'importe quoi. La solution c'est qu'ils ne transportent pas ça, et qu'ils importent plutôt la technologie suédoise ici au Canada, ou aux États-Unis de préférence, puisqu'il y en a plus là-bas », affirme Philippe Giroul, membre du mouvement Sortons le Québec du nucléaire.

Quant au maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, il ne souhaite pas faire de commentaires sur un dossier de juridiction fédérale, pour lequel il ne peut pas légiférer.

En fin de journée vendredi, la Commission canadienne de la sûreté nucléaire a donné l'autorisation à la centrale ontarienne Bruce Power de transporter les cylindres de fer radioactif qui sont de la taille d'un autobus. L'itinéraire prévoit leur transport sur les Grands Lacs à partir de la ville ontarienne d'Owen Sound.

La Commission estime qu'elle est en mesure de respecter toutes les normes de sécurité en plus de répondre aux normes canadiennes et internationales en matière de déplacement de substances nucléaires. De plus, elle soutient que les risques pour la santé du public sont minimes.