MANAC annonce la fermeture de son usine à Trois-Rivières.
Le fabricant de camions semi-remorques et de bennes basculantes Manac a annoncé vendredi la fermeture de son usine à Trois-Rivières. Quelque 147 emplois sont perdus.
Les travailleurs trifluviens ont été avisés jeudi que leur employeur cessait ses activités à compter du mois de juillet prochain. Près de 60 % d'entre eux pourront toutefois être déplacés à l'usine principale de Saint-Georges-de-Beauce, où le nombre d'employés devrait passer de 500 à près de 570.
La majorité des concurrents de Manac étant Américains, l'entreprise explique avoir eu une surcapacité de production due à la baisse des ventes aux États-Unis.
« On a un surplus avec notre usine de Saint-Georges-de-Beauce. On a trop de capacité pour le marché qui est resté au ralenti depuis la récession. Avec la force du dollar canadien, ça désavantage les fabricants canadiens », indique le président de l'entreprise, Charles Dutil.
M. Dutil souligne que les employés de Trois-Rivières seront tous rencontrés individuellement dès la semaine prochaine. Un comité de reclassement sera également mis sur pied.
« C'est important pour eux de voir ce qui s'offre à eux et les perspectives d'emplois autant dans leur domaine que pour se diriger vers un autre domaine », explique le porte-parole de la Fraternité interprovinciale des ouvriers en électricité, Michel Letreiz.
L'usine est en activité depuis l'année 2000 à Trois-Rivières.
Réactions dans la région
Pour sa part, le président du Syndicat des employés de l'usine Manac à Trois-Rivières, Dave Doucet, indique avoir été pris par surprise par l'annonce et ne s'attendait pas à une fermeture définitive. « On a pris ça comme un coup de poing, dit-il. C'est sûr que c'est une surprise, malgré le fait que depuis des années, on voyait que les budgets étaient déficitaires. »
De son côté, la députée de Trois-Rivières, Danielle Saint-Amand, compte suivre le dossier de très près « pour s'assurer que les employés ont du soutien ».
Elle déplore la fermeture de l'usine et indique que ni la Mauricie ni Trois-Rivières ne peuvent se permettre de perdre des emplois dans le contexte économique actuel.
Le directeur général de la Société de développement économique de Trois-Rivières, Yves Marchand, abonde dans le même sens. « Évidemment, on aimerait arrêter de perdre des emplois. On en crée un bout de temps, on en perd ensuite. Ce n'est pas facile. C'est notre quotidien et on va redoubler d'ardeur pour tenter de retrouver des emplois à ces gens-là », déclare Yves Marchand.