Marois peu impressionnée par le changement de ton de Charest

Un puits à Bécancour

Pauline Marois poursuit sa tournée des régions du Québec en vue du congrès national de son parti qui doit avoir lieu en avril. De passage à Trois-Rivières samedi, la chef péquiste s'est montrée peu impressionnée par le changement de ton adopté par le gouvernement Charest à propos de l'industrie des gaz de schiste.

Si le premier ministre voulait envoyer un message clair à l'industrie, il ne tarderait pas à décréter un moratoire, affirme la chef péquiste : « Quand je regarde le comportement de ce gouvernement-là, il dit une chose et fait son contraire généralement. Donc quand il agira, j'en serai convaincue. »

Les militants péquistes de la Mauricie se montrent eux aussi sceptiques face aux intentions du gouvernement. « Ça ressemble à de l'opportunisme », affirme le militant Roger Kemp. « L'avantage [du gouvernement Charest] est dans les gaz de schiste. Tous ces amis sont là-dedans, donc c'est clair que c'est là qu'il va s'en aller », continue le péquiste Claude Lessard.

Pour la première fois depuis que le débat est lancé, Jean Charest et son ministre de l'Environnement, Pierre Arcand, prenaient leurs distances, vendredi, face à l'industrie des gaz de schiste.