Site de forage de Talisman Energy (archives)
Le ministère du Développement durable et de l'Environnement du Québec surveille le traitement des eaux de fracturation de l'entreprise gazière Talisman Energy faite par la Ville de Trois-Rivières.
Dans une lettre envoyée mardi à la Commission d'enquête sur le développement durable de l'industrie des gaz de schiste au Québec, le ministère précise avoir établi un « programme de suivi » pour « acquérir des connaissances entre autres sur la traçabilité de ces eaux à la station d'épuration municipale de Trois-Rivières ». L'objectif est « d'évaluer si les eaux de fracturation ont un effet sur l'efficacité du traitement des eaux domestiques et industrielles reçues dans cette station », note le document de quatre pages.
De plus, le ministère ajoute que l'exemple de Trois-Rivières permettra d'avoir des « connaissances qui pourront mener à une information plus adéquate pour les municipalités, afin qu'elles puissent prendre des décisions éclairées ».
La Ville de Trois-Rivières, qui traite des eaux de fracturation provenant de l'exploration de gaz de schiste depuis trois ans, dit ne pas être inquiète par la surveillance de Québec. « On continue à faire des tests très poussés », souligne le porte-parole de la Ville, Yvan Toutant.
Le technicien à l'assainissement des eaux à la Ville de Trois-Rivières Steve Hamel se réjouit de la décision du ministère. Il s'agit, selon lui, d'une chance d'effectuer un suivi sur l'impact de ces eaux.
Les opposants à l'exploitation des gaz des schiste ne partagent pas cet enthousiasme. Par exemple, l'économiste Pierre-André Julien rappelle l'importance de poser des questions pour mieux comprendre les impacts de l'exploration des gaz de schiste.
Le nouveau contrat de Trois-Rivières avec Talisman Energy doit lui rapporter près de 200 000 $.