Les quatre députés de l'Action démocratique du Québec (ADQ), qui sont réunis en caucus à Bécancour, estiment que le Québec doit exploiter davantage ses ressources naturelles pour créer de la richesse et cesser de dépendre de la péréquation.
Le parti estime que le Québec doit exploiter davantage ses ressources gazières, minières et pétrolières pour cesser de dépendre de la péréquation.
Selon le chef adéquiste, la province doit tirer profit des ressources minières, gazières et pétrolières que renferme son sol pour générer des revenus.
« Nous avons besoin de richesses au Québec parce que par malheur nous vivons trop souvent avec l'argent des autres, c'est-à-dire l'argent de la péréquation. Nous sommes les premiers au Canada en terme de péréquation et ça, c'est une honte », a déclaré M. Deltell lors d'un point de presse tenu lundi.
Pour l'ADQ, le gouvernement doit suivre les traces de l'ancien premier ministre Robert Bourassa, qui est à l'origine de la construction des grands barrages hydroélectriques sur les rivières de la baie James.
« Où serions-nous au Québec aujourd'hui si Robert Bourassa n'avait pas eu l'audace, le courage et parfois même la témérité de lancer le Québec dans cette formidable entreprise qu'était la baie James? », a fait valoir M. Deltell.
Le parti donne son appui à l'exploitation des gaz de schiste et des gisements d'uranium, tout en insistant sur l'importance de bien informer la population sur le déroulement des travaux de prospection.
Reconquérir les électeurs
Les députés adéquistes profitent également de ce caucus pour discuter des façons de reconquérir la confiance des électeurs en région, là où l'ADQ avait fait des percées importantes en 2007.
C'est d'ailleurs le cas en Mauricie et au Centre-du-Québec, où les sept députés qui avaient été élus ont tous été défaits aux dernières élections.
Le chef adéquiste croit que son équipe est maintenant prête à reprendre sa place. « Je pense que c'est dans la pertinence de nos actions, de nos décisions et de nos prises de position qu'on va ramener les gens à l'ADQ. Il ne faut pas se faire de cachette. Il y a neuf mois, on s'est fait très mal à l'ADQ, mais on s'est redressé », estime Gérard Deltell.
La gestion des finances publiques et la tenue de la Commission Bastarache figurent également parmi les thèmes abordés par les députés.
À ce sujet, Gérard Deltell a dit souhaiter que l'ancien ministre de la Justice, Marc Bellemare, dira tout ce qu'il sait sur le processus de nomination des juges.
Par ailleurs, il a répété qu'une commission parlementaire aurait coûté moins cher qu'une commission d'enquête.