Trois ans après s'être rendu célèbre avec son code de vie destiné aux immigrants, l'ex-conseiller municipal d'Hérouxville, André Drouin, revient à la charge. Avec trois autres citoyens de la Mauricie, il a soumis un mémoire à la Commission des institutions de l'Assemblée nationale, qui étudie le projet de loi 94.
Trois ans après s'être rendu célèbre avec son code de vie destiné aux immigrants, l'ex-conseiller municipal d'Hérouxville, André Drouin, revient à la charge. Il soumet un mémoire à la Commission des institutions de l'Assemblée nationale.
Avec cette législation, le gouvernement libéral veut forcer tous les citoyens à découvrir leur visage pour recevoir des services gouvernementaux, mais le groupe juge que cette initiative est insuffisante.
Selon les signataires du mémoire, le Québec doit donner préséance à l'égalité entre les hommes et les femmes et à la protection de la langue française plutôt qu'à la liberté de religion.
Le gouvernement devrait aussi cesser, selon eux, d'accorder des avantages fiscaux aux organismes religieux. « On a vu des exemples dernièrement. On subventionnait des garderies qui enseignaient la religion à des enfants de deux ans », rappelle André Drouin.
La Commission des institutions de l'Assemblée nationale tiendra des audiences publiques sur le projet de loi 94 à compter du 18 mai.
Les signataires du mémoire espèrent être invités à y participer, pour convaincre les parlementaires de se montrer plus fermes sur les demandes d'accommodements. Mais ils ne sont guère optimistes, car le gouvernement a fait bien peu, selon eux, pour répondre à leurs inquiétudes au cours des dernières années.