Des parents veulent aller en Cour suprême

  |  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
classe-ecoliers   © AFP/Jean-Christophe Verhaegen

Selon le président de la Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ), Sylvain Lamontagne, pour certains parents, le programme Éthique et culture religieuse imposé par Québec à leurs enfants, « relativise leur religion et leurs valeurs morales, certains sociologues le qualifiant même d'endoctrinement ».

Des citoyens de la municipalité de Drummondville, qui sont contre l'imposition à leurs enfants du cours Éthique et culture religieuse, sollicitent l'aide du plus haut tribunal du Canada.

Dans un communiqué publié tôt mercredi matin, M. Lamontagne indique que les parents de Drummondville, opposé à ce programme, ont décidé de faire appel à la Cour suprême du Canada pour le faire annuler.

La Cour supérieure et la Cour d'appel du Québec avaient rejeté leur demande visant à retirer leurs enfants de ce cours obligatoire.

Du point de vue de la CLÉ, Richard Décarie, « l'imposition de ce cours constitue une grave attaque sur le plan des droits parentaux et de la liberté de conscience, au point que même les États-Unis suivent la situation de près ». M. Décarie fait référence au Rapport international sur la liberté religieuse de 2009 du Bureau de la démocratie, des droits de la personne et du travail des États-Unis, un organisme relevant du département d'État.

Selon la CLÉ, l'imposition étatique d'un régime d'éthique et de culture religieuse à tous les élèves des niveaux primaire et secondaire, autant au public qu'au privé, outrepasse les pouvoirs légitimes du gouvernement, bafouant la liberté de conscience et de religion proclamée par la Charte canadienne.

Toujours selon la CLÉ, « cette perte de droit fondamental des parents, comme premiers éducateurs de leurs enfants, est unique au Canada, mais risque de faire jurisprudence incitant d'autres provinces à suivre l'exemple du Québec ».

« C'est scandaleux que l'entêtement du gouvernement Charest oblige des parents à aller jusqu'en Cour suprême plutôt que de reconnaître le simple bon sens de la demande », affirme Sylvain Lamontagne, le président de la Coalition pour la liberté en éducation.