La rive sud est négligée, disent des élus

Le projet de train rapide entre Québec et Windsor

Le député péquiste de Drummond, Yves-François Blanchet, et la mairesse de Drummondville, Francine Ruest-Jutras, considèrent que la rive sud est négligée dans le dossier du train rapide entre Québec et Windsor.

Selon le député péquiste de Drummond et la mairesse de Drummondville, une étude doit être effectuée pour évaluer la possibilité que le train rapide circule sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent.

Selon les deux élus, une étude sérieuse et objective doit être effectuée pour évaluer la possibilité que le train circule sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, et non sur la rive nord.

« Je ne ferais pas mon travail si je ne demandais pas qu'une considération particulière soit accordée à l'hypothèse rive sud », reconnaît le député du Parti québécois.

À son avis, l'hypothèse que le train traverse le Centre-du-Québec n'a toujours pas été envisagée.

Yves-François Blanchet estime que plusieurs raisons justifient que le train passe sur la rive sud, notamment la population, qui est plus nombreuse, et le fait que les résidents du Centre-du-Québec sont mal desservis par le transport en commun.

« Je ne sous-estime pas l'impact que ça peut avoir sur Trois-Rivières. Si jamais une étude sérieuse, intègre et objective arrivait à la conclusion que le meilleur scénario, c'est celui de Trois-Rivières, je dirais OK. On verra comment nous on est capable d'en tirer quand même une certaine forme de profit », affirme le député de Drummond.

« On pense qu'il serait tout à fait opportun qu'on fasse sur la rive sud le type d'étude qu'on a faite pour la rive nord. On n'a jamais évalué le potentiel de la rive sud et on pense que ce serait tout à fait logique de le faire », plaide de son côté la mairesse de Drummondville.

Le projet de train rapide entre Québec et Windsor est évalué entre 3 et 18 milliards de dollars.