Mauricie
Usine Aléris de Trois-Rivières
La fin d'une époque
Mise à jour le mercredi 10 mars 2010 à 11 h 09
Mardi, les espoirs de relance de l'usine Aléris s'envolent avec le début de la vente à l'encan des gros équipements de l'aluminerie. La semaine dernière, les propriétaires de l'usine ont vendu l'équipement de bureau au plus offrant. L'usine elle-même est mise en vente mercredi.
Les acheteurs sont sollicités par les petites annonces et via Internet. Tim Martinez, l'homme d'affaires américain qui a fait l'acquisition de l'usine, espère ainsi récupérer de 15 à 20 millions de dollars.
Pour les employés, le départ des fours à aluminium et des ponts roulants est lourd de sens.
« Des ex-employés sont venus me voir au bureau pour me dire qu'ils ne mettront pas les pieds là, parce que ça les déchire », a raconté la députée de Champlain, Noëlla Champagne.
Les organisateurs de l'encan espèrent que les gros équipements auront trouvé preneur d'ici vendredi. Aussi, bien que les espoirs de maintenir des emplois à Trois-Rivières s'amenuisent, Noëlla Champagne reste optimiste.
« Je garde quand même une petite lueur quelque part en dedans. Peut-être qu'il restera suffisamment d'éléments à l'intérieur pour faire quelque chose, mais je le dis du bout des lèvres », a admis la députée Champagne.
Cette dernière reconnaît toutefois qu'un bâtiment vide sans équipement sera moins attrayant pour les potentiels acheteurs qui pourraient éventuellement souhaiter relancer l'usine pour un autre type de production.